Blog du CUGA
Par Elus de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT
LOI BACHELOT :
L’Assistance Public/Hôpitaux de Paris (HP-HP) menacée de disparition
Les Elus de l’Ile de France, Les Elus présidents et membres de conseils de surveillance, devant les menaces présentées par la Loi Bachelot sur l’AP-HP, demande son retrait
Alors que le malaise des hôpitaux publics est grand et va encore s’aggraver avec la Loi de Mme Bachelot, la Majorité gouvernementale a décidé, en pleine nuit au cours du débat sur ce texte, un amendement d’un député de la majorité, qui peut avoir pour conséquence la remise en cause de l’existence même du fleuron de la médecine française.
L’Assistance Publique/Hôpitaux de Paris, forte de ses 39 établissements, de ses 100000 personnels médicaux et non médicaux, est à la pointe de la recherche, de la formation des médecins et des personnels soignants, de la prise en charge quotidienne de dizaines de milliers de patients franciliens mais aussi venant de toute la France et de l’étranger. Elle bénéficie d’une reconnaissance par l’ensemble de la communauté hospitalière à l’échelle internationale qui nous envie la « masse critique », tout particulièrement en matière de recherche représentée par cette institution publique. Ce qui lui donne cette force c’est son unicité, sa capacité à évoluer, le niveau de qualification de l’ensemble de ses personnels garanti par leur statut.
En voulant banaliser l’Assistance Publique/Hôpitaux de Paris, la droite parlementaire veut offrir au secteur privé la tête du chef de file de l’hospitalisation publique. Parallèlement, elle vise aussi un bastion de résistance aux réformes mettant en cause l’égalité d’accès aux soins pour tous. Toutes les grandes luttes des personnels soignants sont parties de l’AP/HP. Aujourd’hui encore, les 39 présidents de comités consultatifs médicaux des hôpitaux de l’AP/HP viennent de faire savoir unanimement leur ras le bol des nièmes réformes, en demandant à pouvoir tout simplement exercer leur métier : soigner les populations. L’ensemble des organisations syndicales ont marqué ces dernières semaines leur opposition au démantèlement de leur établissement public de santé.
Ainsi, loin de résoudre les problèmes posés aux hôpitaux, ce texte va les aggraver. Il va détruire l’implication de tous, celle du personnel soignant et non-soignant et celle des élus, puisque ni les uns ni les autres ne seront plus associés à la prise de décision.
Nous ne pouvons accepter ce déni de démocratie sanitaire et sociale de la Loi Bachelot qui priveraient le Maire de la commune, siège de l'établissement, de présider de droit le conseil d'administration, celui ci devenant commission de surveillance dirigeait par un chef d’entreprise.
Le déficit des hôpitaux publics est évalué à prés de 1 Milliard d’euros pour 2008. Tout le monde sait que les dépenses de personnel, qui représentent près de 70 % de leur budget, constituent la variable d’ajustement pour équilibrer les comptes. Pour résorber le déficit actuel de nos hôpitaux publics, il faudrait supprimer 20 000 postes…et dans le même temps ce sont plus de 360 milliards d’euros qui ont su être trouvés pour sauver le système bancaire de sa propre faillite.
En vérité, la véritable rupture qui nous est proposée est celle d’un système solidaire, où le maillage hospitalier public est la véritable colonne vertébrale du système de soins dans notre pays.
Le Gouvernement a décidé de livrer la santé au marché, comme il l’a déjà fait pour tant d’autres secteurs d’activité.
C’est pourquoi les soussigné(e)s demandent aux parlementaires de revenir sur ce vote d’un amendement à la sauvette. Ils s’adressent, de ce point de vue, tout particulièrement aux parlementaires franciliens, dont les mandants plébiscitent l’AP/HP.
Ils s’adressent également au Maire de Paris, Président du conseil d’administration de l’Assistance Publique/Hôpitaux de Paris, pour qu’il réunisse d’urgence le Conseil d’administration pour se prononcer solennellement contre ce processus de démantèlement.
Nom et Prénom :
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