Vous avez entendu parler de ce rapport remis au ministre de l'Ecologie ? Nous, pas vraiment ! Ce qu'il y a de certain, c'est que le sujet merite notre vigilance ... par ces temps d'hyper marchandisation ...
Je trouve ça dangereux et je ne comprends pas la démarche contrairement à l'avis précédent. Chercher le "coût" de la nature c'est déjà penser en terme de profit et de perte. Combien vaut un loup? Il ne fait que coûter à l'Etat qui subventionne les éleveurs. Alors pourquoi les protéger? Combien rapporte un vieux? Il n'est pas productif, il coûte à la collectivité alors pourquoi ne pas pratiquer l'euthanasie à partir d'un certain âge? C'est caricatural pourrait-on me dire. C'est pourtant une position que défendait Allègre dans un de ses bouquins: à partir d'un certain âge plus d'opérations pour alléger les dépenses de la sécu. Moi je refuse d'accepter l'idée même que tout ait un prix, je refuse tout net de rentrer dans ce système de pensée.
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Notre ami(e) Mouarf est catégorique... A-t-il(elle) tort ? Rien n'est moins sur. Ce qui est certain, c'est que la plus grande prudence s'impose dans l'utilisation de telles évaluations.<br />
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Le débat est ouvert. Ne le laissons pas passer ...<br />
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On a le droit de voir rouge<br />
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C
ccpounder
11/05/2009 11:09
Bonjour,<br />
Bien sûr, au premier degré, donner du prix à la biodiversité peut paraître choquant. Cependant, à y regarder de plus près, l’étalement foncier, la démographie des villes mettent en danger les espaces naturels et plus encore les espaces périurbains.<br />
Je borne volontairement, parce que mes connaissances ne sont pas à la hauteur du Comité d’analyse stratégique et du Muséum d’histoire naturelle, aux aspects du maintien de la biodiversité au sens professionnel du terme et à l’éducation pour sa protection. Rien que cela recouvre des activités qui génèrent des emplois pour lesquels il faut une formation et qu’il faut ensuite rémunérer.<br />
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Il ne vient à l’idée de personne qui se promène en forêt par exemple, qu’une branche ou un arbre lui tombe dessus : c’est que le forestier passe régulièrement pour vérifier le bon état sanitaire des arbres puis le bûcheron vient élaguer ou couper l’arbre dangereux et nettoie la place. <br />
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Il ne vient pas non plus à l’idée des promeneurs du dimanche qu’il faut vider les poubelles ou encore nettoyer les rochers des détritus après une grimpette que ces soi disants amateurs de nature y déposent après avoir largement profité de cette nature réparatrice.<br />
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Les instituteurs savent d’expérience que, pour avoir emmené les enfants en sortie nature, les explications du forestier puis les travaux pratiques sont des éléments d’éducation très importants pour que la biodiversité (ou la nature, comme vous voulez) soit préservée. Napoléon n’a-t-il pas dit qu’un enfant s’éduquait 20 ans avant sa naissance ?<br />
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Maintenant, comment quantifier la perte ou le gain de biodiversité ? ça paraît un peu fou, mais la gestion de la nature demande aujourd’hui beaucoup plus que du bon sens puisque la société citadine qui parle beaucoup de nature n’en a jamais autant été éloignée !