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Il n’y va pas avec le dos de la cuillère Gérard MORDILLAT : « l’UMP de 2013, un parti à la sauce FN, à tendance<br />
néofasciste ». C'est un point de vue! Mais ce Cinéaste à la mémoire historique un peu courte. Sa prose est une vieille lune.<br />
Doit-on lui rappeler que François MITTERRAND accède à la Présidence de la République en 1981 dans l’euphorie. Mais dès les élections cantonales de 1982, la gauche recule de 7% au profit de la<br />
droite. En conséquence, François MITTERRAND s’empresse de mettre en place une intense campagne « antifasciste » (son bras armé étant, SOS Raciste). Déjà, la gauche accusait la droite de<br />
pactiser avec un certain Jean Marie LE PEN, « émule d’Hitler », entendait-on à l’époque ?<br />
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On peut donc ainsi considérer, que cette stratégie MITTERRANDIENNE à surtout préservé<br />
les acquis du Président Socialiste (ou d’extrême droite, comme le prétendait certains aventuriers) pendant 14 ans (mais pas du PS, si nous faisons référence aux élections de 2002).<br />
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Alors aujourd’hui, posons-nous la question de savoir si toute cette instrumentalisation<br />
du FN par la gauche n’a pas seulement pour but d’éviter une bérézina des Socialistes aux prochaines élections municipales de mars 2014 ? Et oui, selon vous, les triangulaires, ça<br />
favoriserait qui ? Et puis, que constatons-nous : que le FN est au zénith, chaque fois que la gauche est au pouvoir. C’est suspect, non ?<br />
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Moi je ne sais pas, je ne sais plus. Je sais tout simplement que le FN se nourrit des<br />
turpitudes de la classe politique en général et de la désespérance des Français qui ne veulent jamais rien réformer. Se nourrit de ce que la France a construit depuis 30 ans, à gauche comme à<br />
droite, à force de scandales, de lois stupides, de voltes faces et de mensonges.<br />
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Je ne sais pas non plus, lorsque j’écoute l’excellent politologue Pascal PERRINEAU,<br />
spécialiste du FN, dire qu’il faut maintenant parler d’un parti « Gaucho Lepéniste », dont le programme économique serait très proche de celui de Jean Luc MELANCHON ?<br />
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C’est la raison pour laquelle, alors que 80% des Français disent ne plus faire confiance<br />
aux partis politiques, nous ne pourrions plus nous contenter d’aborder ce scrutin en considérant les « étiquettes » comme un marqueur essentiel de nos votes. Nous devrions faire preuve<br />
de plus de discernement et aller au-delà d’une lecture partisane des enjeux politiques. Comme l’exprime ci bien dans LE FIGARO du 1er novembre 2013, Jean Christophe FROMANTIN, Député<br />
Maire de Neuilly-sur-Seine, aujourd’hui UDI (puisque Député), mais en 2008 élu Maire de Neuilly-sur-Seine après avoir laminé le candidat UMP investi. Sans étiquette politique (simplement en s’appuyant sur la blogosphère et des réunions publiques de bistrots) : « Vive les candidats libres, dit-il ! » Libre de fédérer des talents<br />
autour de leur programme, plutôt que d’organiser un casting à partir d’ambitions personnelles ou de coalitions opportunistes d’infortunes, comme nous allons encore le vérifier aux prochaines<br />
élections entre le PCF et le PS (de droite ou de gauche, au choix !), afin de conserver quelques bastions historiques.<br />
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Mais soyez tranquille Gérard MORDILLAT, cela ne ce produira pas. La politique est un<br />
métier trop sérieux et les acteurs nationaux en vivent bien, c’était un rêve….<br />
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Pas certain d'avoir compris la même chose en relisant cette tribune..puisque son auteur fustige les accords à géométrie variable d'une partie du PCF avec le PS. Ce qui heureusement ne sera pas<br />
vrai partout !<br />
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Par contre, il n'aura pas échappé à M. Perrineau et bien d'autres observateurs avisés de la vie politique qu'il y a d'énormes différences entre les choix du Front de Gauche et du FN, et pas<br />
seulement sur l'euro ou les insultes racistes contre une ministre de la République... Aussi pourquoi entretenir volontairement cette idée que c'est blanc bonnet et blanc bonnet ? Peut-être<br />
pour nous renvoyer en permanence dans les bras du PS ou de UMP ? Paul Nizan parlait des chiens de gardes à propos des journalistes et autres spécialistes de la vie<br />
publique. Un film récent reprend ce titre à bon escient. Si les partis politiques portent sans doute une responsabilité dans la situation, que dire des élites, y compris celles des médias ?<br />
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Pour autant, c'est toujours les citoyens qui font la différence quand ils le décident et qu'ils ne se trompent pas sur les enjeux...<br />
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On a le droit de voir rouge<br />
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