Blog du CUGA
Comme à chaque fois, je suis pris … Pris par le virus … Faut vraiment que je me soigne … Cela ne peut plus durer cette mégalomanie. Pourtant, c’est vrai, c’est important l’art de la politique, cette capacité que l’on a, individus et collectifs, à agir sur le réel pour le transformer. C’est vrai, c’est important, l’idée de ne pas laisser aux « spécialistes » la charge des affaires de la Cité, à ceux qui savent par avance le bien qu’ils vous nous faire, en taisant soigneusement les bénéfices secondaires ( ?) des jeux du Pouvoir …
Non, faut vraiment que je me soigne … Car de désillusions en déceptions, j’aurai encore presque la tentation de croire encore un peu, beaucoup, passionnément que l’on peut et doit faire de la politique autrement.
Pourtant, on nous bassine – avec de moins en moins de succès si l’on en juge par les chiffres tristement prometteurs de l’abstention ! – que cette fois, on va le changer ce foutu quotidien. On nous dit même que ce coup-ci pour la démocratie participative – elle n’a qu’à bien se tenir, celle-là – on va faire le nécessaire ! Craché, juré, si je mens, je vais en enfer …
Mais qui et que croire ?
Décidemment, je mélange tout, la liste s’allonge et ma mégalomanie ne va pas s’arranger. Je le sais bien, une de mes connaissances, président du conseil d’Administration de l’Hôpital de Ville Evrard, a laissé percer une inquiétude sur ma santé mentale lors du dernier conseil municipal. Bien lui en a pris ! Pas facile de voir clair en ce moment …
Pourtant l’Education Nationale bouge. Les mouvements sociaux sont incessants. L’actualité internationale qui nous vient de Grèce pourrait montrer un chemin de résistance… Pourtant, le président Sarkozy et son gouvernement vont sans aucun doute prendre une claque méritée… Alors, pourquoi tant de difficultés à faire coïncider politique et mouvement social ? Décidément, la fièvre me reprend…
Mais que vais-je voter ce dimanche ?
Procédons par élimination :
la droite et l’extrême droite … à battre à plat de couture, c’est sans problème … Le PS ? L’expérience locale m’a vacciné, c’est un avantage ! Les gestionnaires et les professionnels cumulards, non merci ! Région Ecologie, avatar d’Europe Ecologie ? Des futurs gestionnaires et des apprentis professionnels, pas satisfaisant ! Et pourtant, il y a des gens biens sur leur liste … NPA ? Dommage, j’aime bien Olivier et ses camarades mais ils se sont trompés d’urgence … Le Front de Gauche, du PCF au PG de Mélenchon en passant par les Alternatifs de Claire VILLIERS ? Pas mal - faudra virer quelques professionnels - mais pouvant tellement mieux faire …
Allez, la nuit de samedi à dimanche portera conseil et j’irai voter !
Etienne DOUSSAIN
Conseiller municipal délirant et désabusé du moment
« Noisy Solidaire, A gauche vraiment ! »
Les régions concourent de manière significative aux politiques de développement économique. Avec des moyens insuffisants et une autonomie toujours plus restreinte.

Dépenses de l'Etat et des collectivités territoriales* en 2009, en milliards d'euros
Extrait de l'article "Régions: des ambitions, peu de moyens", paru dans le numéro de mars d'Alternatives Economiques (voir le sommaire).Les élections régionales se dérouleront les 14 et 21 mars prochains. L'intérêt suscité par le scrutin, à en juger par les commentaires politiques, semble moins tenir à son enjeu réel - renouveler les conseils régionaux - qu'à sa valeur de sondage grandeur nature, à deux ans des présidentielles. Il est vrai que les régions, dont le statut de collectivité territoriale à part entière n'a été reconnu qu'avec les lois de Décentralisation de 1982, ont des attributions et des moyens relativement limités. Et les réformes en cours les ont encore réduits. Tour d'horizon des enjeux.
Juridiquement, on a coutume de distinguer, au sein des politiques conduites par les régions, les compétences obligatoires (formation professionnelle, Apprentissage, construction et entretien des lycées, aides aux entreprises, transport express régional), qui mobilisent entre 75% et 80% de leur budget, et celles qui relèvent de politiques volontaristes laissées à leur libre choix (aide à la recherche, Innovation et enseignement supérieur, TGV et ferroutage, équipements et environnement, etc.). En pratique cependant, toutes ces politiques ont en commun de concourir au développement économique des territoires, via la formation initiale et continue de la main-d’œuvre, le développement des infrastructures et des services de transport et les politiques d'aides aux entreprises ou à l'Innovation.
Peut-on pour autant en déduire que les régions sont réellement en charge du développement économique? Ce serait aller bien vite en besogne. Tout d'abord, la loi ne leur reconnaît toujours pas le rôle de "chef de file" dans ce domaine. Elles disposent uniquement d'un pouvoir de coordination des politiques conduites par les différentes collectivités (1). Surtout, leurs dépenses demeurent relativement marginales en comparaison de celles de l'Etat et, sur le plan territorial, elles sont en concurrence avec celles des communes et des groupements de communes. Ainsi, les dépenses en faveur des entreprises régionales dépassent tout juste le milliard d'euros, employé sous forme de soutien à la création d'entreprises et à l'Innovation, d'aides à la reprise ou aux entreprises en difficulté. On est loin des 4,1 milliards d'euros qu'a coûtés le seul crédit d'impôt recherche en 2009, sans parler de la facture des exonérations de Cotisation sociale, générales et ciblées, évaluée à 27,8 milliards d'euros par la Cour des comptes pour la seule année 2007!
Collectivités territoriales: qui fait quoi ?
Les différentes collectivités disposent aujourd'hui de la "compétence générale", c'est-à-dire qu'elles peuvent conduire toutes les politiques qu'elles souhaitent dans les limites de leurs moyens. En pratique, par le jeu des compétences obligatoires imposées par la loi, chaque niveau de collectivité à un champ d'intervention dominant. A côté des régions, orientées vers le développement économique, les départements gèrent l'action sociale (mais aussi le réseau routier et les collèges). Quant aux communes et regroupements de communes, leur action est plus diversifiée: écoles, voirie, transports urbains, équipements culturels et sportifs, action sociale, aménagement, etc.