Comme chaque année, nous relayons la publication du rapport annuel de la fondation Abbé Pierre. Certes, sa lecture peut sembler fastidieuse tant la "mécanique" de production de logements est complexe. Pour autant, il suffit d'aller de la page 161 à la page 174 pour comprendre que les effets d'annonce ... ne sont que des effets d'annonce, de la poudre aux yeux, en quelque sorte.
Ainsi quand notre bon maire nous indique au détour de son discours de voeux, le 12 janvier dernier, que la ville ne renoncera pas à ses projets pour les Bas Heurts et le Clos Saint Vincent, même avec l'appui de l'agence foncière régionale - attendons toutefois le résultat des élections -, il y a hélas loin de la "coupe aux lèvres" s'agissant de la construction de vrais logements sociaux. Par contre, pour les 70% de logements à vendreprévus pourchaque programme , on attend avec impatience de voir le résulat par ces temps de crise durable. Sans doute que nos banquiers préférés vont se précipiter !
Alors, éco-quartiers ou pas, arrêt de la densification ou non, il est au moins une affirmation publique qui doit cesser. C'est celle qui annonce aux noiséens que l'on va construire les logements sociaux qui leur manquent, le tout en méprisant ceux qui contestent pour de bonnes raisons la façon de faire municipale.
La ville n'a ni les moyens, ni la volonté, tout simplement parce que cela n'est pas de sa seule compétence. L'Etat se désengage depuis trop longtemps et on ne bluffe pas avec la misère et la précarité.
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