<br />
<br />
Tout à fait! De Villepin ce pouet! pouet! et pis ça y est se sert de la monarchie comme d'une feuille de vigne et il est en cela hyper fransöschich. Car la présidence française a une histoire qui<br />
démarre dans le sang, par les massacres versaillais, se poursuit avec Pétain et se stabilise en 58, avec De Gaulle. Je ne vois pas très bien le rapport avec la monarchie, même élective. Les voies<br />
royales de l'explication du fait présidentiel sont clairement des voies de garage.<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
La poésie, comme on dit, c'est des idées (en l'air), comme si ouvrier et abeille ne faisaient qu'un, la poésie donc, ou bien "les histoires de toto", comme aimaient et aiment encore en raconter<br />
ceux qui ont ravalé la politique au rang de "bagatelles", nous en sommes là, en effet! Ce dont il faut sortir à l'évidence, et certainement pas par la course à la présidence.<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
Nous sommes bien d'accord ! Même De Villepin, poète à son heure, se met à dire des choses sur la monarchie élective qui sévit dans notre pays, du maire au président ...<br />
<br />
<br />
On a le droit de voir rouge<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
V
valentini
25/11/2010 14:40
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
Si l'usine à gaz a besoin d'Un Maître-Plombier, pas nous!<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
La présidence française a, selon ses propres dires, « tenu bon », demeurant immobile face à la contingence sociale. Ne sont authentiquement français, en effet, que<br />
les patrons et actionnaires. Quels que soient leur âge, leur sexe, leur couleur de peau et leur appartenance nationale et religieuse, ceux-ci sont tous, en effet, de valeureux et<br />
prodigieux guerriers. Le mot guerre est le moyen de donner à l'imbécillité, du génie. Quant au reste résiduel comme en 68, un 68 élargi, il n'a plus qu'à dire: nous sommes tous des<br />
Africains, mis à la porte de l'histoire! Le réalisme a sa propre poésietrouvée, sur une voie de garage, dans le panier<br />
de la ménagère. Mais comment le Luxembourg, même dans un siècle, accueillerait-il, en son sein paradisiaque, toute la misère capitaliste, comme le souhaitent les bonnes âmes? Ce<br />
nivellement avoué, bien entendu, nous nous en réjouissons, l'envisageant comme un acte révolutionnaire, car il pose, en son coeur, l'existence d'une classe sociale que l'idiome standard, de la<br />
puce frénétique aux bits sophistiqués, nie sur tous les tons. Cette classe invisible a d'ailleurs un nom tabou: le prolétariat!Aux attributs<br />
faibles et bas, naturellement. Et pas seulement en termes de revenus et de salaires, surenchérit la bonne âme européenne, qui n'en loupe jamais une, pour se faire valoir, à moindres frais. Ni<br />
tripes, ni boyaux, c'est là sa gloire. La présidence, à l'inverse, unie de tout coeur à la masse, a le sentiment de rejoindre, à sa façon, la foule des mécontents. Ce n'est pas son seul tour de<br />
magie. On la voit rallonger la vie et les jours, donner un cadre d'action à la délinquance et même sauver, en esprit, le monde, du naufrage.<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
L'opposition standard, qui a donné son aval à la chose, il y a trente ans, cherche maintenant, en<br />
amont, comment c'est dieu possible, une machination pareille. Forcément, nous ne pouvons qu'endosser le rôle de médecin-légiste et examiner le mouvement pendant au nez et à la barbe, mais pas à<br />
la manière des embaumeurs de vieille-Egypte qui tirait le cerveau de pharaon, facteur de vérité, par le nez et les narines. Si la momie présidentielle, portant, placardée sur le front, sa<br />
nationale constitution, animée par un souffle mondial ou plutôt irriguée par la mondialisation financière, réitère sa volonté d'aller de l'avant, plus vite, plus fort, en surmontant ses<br />
erreurs, l'erreur majeure, étant, dans les replis de son esprit malin, de manifester et de<br />
faire grève contre l'escroquerie aux retraites, c'est qu'elle a sa propre niche, une niche énorme: l'état des classes capitalistes et sa ribambelle<br />
d'agents pondus dans toutes les couches et classes sociales. Grosse effusion fiscale. Tous espèrent qu'après ça, ce travail en blanc, médiatique, qui, comme ils le prétendent, avec une<br />
effronterie nonpareille, enrichit l'avenir, leur monde, de tricolore et folklorique qu'il était, se transformera, comme au premier 14 juillet, en explosion de joie réellement populaire. Une<br />
fumisterie qui s'est entichée de réformisme. Son programme: ne pas faire fuir les capitaux. Ouvrir les robinets du crédit. Séduire les<br />
investisseurs. Le réalisme présidentiel, debout dans son bain, gratte, gratte sa haute idée de la politique. Et, en 2012, il faudrait<br />
bazarder ce poupon, mais pas son eau miraculeuse. Le parti contre la paralysie sociale en a bu, promis, juré, craché, ça marche!<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
Âme de boue, cadavre galvanisé, sauve-toi, toi-même!<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
Nous n'avons pas besoin de président!<br />
<br />
<br />
Ni de partis de gouvernement!<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
Long commentaire d'un poète ... qui n'en fait pas moins de la politique ! Et pourquoi se priver ?<br />
<br />
<br />
On a le droit de voir rouge<br />
<br />
<br />
<br />