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Blog du CUGA

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Roms d'un jour, roms toujours ...

Noisy, le 15 mars 2010, bientôt le printemps, les explusions sont de nouveau possibles en France et en Navarre.

23 personnes, hommes, femmes et enfants, d'origine roumaine, roms sans doute habitués à la méfiance et l'exclusion, squattent un pavillon rue Navier. Depuis quand ? Une semaine, dix jours ? Personne ne sait exactement. Ce qui se dit, c'est qu'elles ne gênaient pas le voisinage.

Noisy, le 16 mars 2010, vers 8 heures 45, toujours rue Navier, la circulation est difficile comme tous les matins. Manque de chance, à la hauteur du terrain vague, juste à côté du feu, un convoi exceptionnel stationne avec, à son bord, un engin du genre tracto-pelle.

Noisy, le 16 mars 2010, vers 11 heures, dans la même rue Navier, on expulse 23 personnes d'un pavillon, croit-on savoir, municipal en présence .... de la police municipale. Si la police nationale est prévenue, les témoins ne se souviennent pas de son intervention avec précision.

Le temps de sortir quelques baluchons, de vieux matelas et du mobilier de récupération - un canapé -, le tracto-pelle peut travailler sous le soleil et démolir méthodiquement ce pavillon squatté par des pauvres parmi les pauvres. D'abord, le toit, puis quelques murs, histoire de dissuader quelques mauvais aventuriers de sommeil précaire sans chauffage, surtout des enfants ...

Noisy, toute la journée, des citoyens s'alertent devant cette situation. Des citoyens saisissent tel adjoint au maire ... qui appelle le 115. Pas de place. Doucement, une petite chaîne de solidarité s'organise. Le DAL est prévenu. Tentera de trouver des tentes. Le Préfet est prévenu par fax par une conseillère régionale résidant à Neuilly sur Marne. Pas de réponse en début de soirée. La nuit va être froide dehors pour les deux ou trois bébés aperçus et la toute jeune femme enceinte.

Noisy, le 16 mars 2010, vers 20 heures, la solidarité s'accélère. Quelques voisins apportent, qui des couvertures, qui des bâches, qui de quoi manger ou qui des vêtements plus chaud.

Noisy, le 16 mars est en train de s'achever, encore quelques vêtements chauds. Le campement de bric et de broc est prêt. Deux feux se consument et réchauffe les familles. Les petits ont pu manger un peu, les grands un peu moins, c'est certain. Il faut dormir comme on pourra, il n'y aura pas de solution, cette nuit à Noisy le Grand. Pas de barnum qui aurait pu permettre d'être à l'abri en famille, il y en au moins deux, voire trois. Pas de lits de camps pour être isolé du sol, juste des cartons propres que des voisins ont pensé à donner...

La honte au coeur, les noiséens qui sont venus et ont essayé de témoigner d'une solidarité élémentaire, sont aussi partis dormir d'un sommeil cauchemardeux. Demain sera peut-être un autre jour, on ne sait jamais ?

Noisy, le 17 mars 2010, au matin et dans la journée, pas de changement, le campement - ce n'est pas du camping de vacances, soyez en certain - est toujours là. La solidarité se réveille, elle aussi. De quoi manger pour la journée, on tente de trouver des solutions temporaires. Des militants du Secours Populaire, alertés, organisent une distribution de produits de première nécessité. Peu de nouvelles de la mairie... Ah si, la police municipale est repassée et a demandé quelques informations aux familles ... Roms !

Noisy, le 17 mars 2010 au soir, pas de solutions, même provisoires, en vue. Visiblement, on fait dans le social dans notre ville. Malheur aux pauvres qui viennent sur notre territoire. Comme dans d'autres sans doute, mais il se trouve que c'est dans la notre !

C'était 24 heures à Noisy le Grand, du côté de la précarité et de l'Europe élargie !

On a le droit de voir rouge 

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S
<br /> <br /> Pas de vetement?????  ils devalisent tous les vetements pris dans les containaires et jettent sur la rue ceux dont ils ne veulent pas!!!!!!ces vetements destines a des familles demunies qui<br /> finissent a la poubelle.Ils se branchent sur edf gdf gratuitement et  le au coule dans la rue toute la journee c est normal de tolerer ca????Ne respecte pas le sommeil des autres font la<br /> fete jusqu a 4 heures du mat,visites les jardins,en dehors de ca .Des basquettes aux pieds que je ne peut moi meme acheter a mes enfants des i phone !!!!!alors stop et le pire c est que ces gens<br /> sans fois ni lois sont fort sympatique  pour lles avoirs cotoye !!!!!!!<br /> <br /> <br /> <br />
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E
<br /> <br /> Vous avez le droit de penser et croire tout ce que vous dites ! Par contre, généraliser une telle appréciation (qui ne regarde que vous en fonction de votre expérience...), c'est ni plus ni moins<br /> donner corps à l'idée ... qu'il faut exclure, punir, voire plus (d'autres l'ont prouvé par le passé...). Quant à nous, nous n'avons pas la même expérience que vous et ne trouvons pas acceptable<br /> de s'en tenir à cette seule appréciation, grosse de danger. L'autre serait donc toujours un ennemi ? Cela étant, nous n'avons jamais dit - parce que c'est indispensable pour vivre ensemble - que<br /> les comportements individuels qui mettent en cause la vie d'autres n'étaient pas répréhensibles. Autre chose est de stigmatiser des milliers de gens en Europe ... en les "fourrant tous dans le<br /> même sac".<br /> <br /> <br /> On a le droit de voir rouge<br /> <br /> <br /> <br />