L'édition Seine Saint Denis du Parisien de ce jour est sous le signe de Noisy le Grand. Pas moins de deux articles sur la même page, un tout petit, l'autre beaucoup plus grand avec photo pour illustrer le propos.
Le tout petit ? C'est "Du nouveau à la maison des solidarités" qui nous apprend ainsi que deux nouvelles associations, Face au Veuvage et Cultures du Coeur, organiseront des permanences dans la maison "Coluche" à partir de maintenant. Tant mieux et nous saluons les bénévoles qui vont les mettre en oeuvre. Ce n'est pas nous, militants politiques, qui allons critiquer le mouvement associatif. Historiquement, c'est le même creuset.
Pour autant, loin de vouloir persifler (quoique...), si cet entrefilet a attiré notre attention, c'est qu'il pourrait paraître symptomatique d'une conception réductrice de la solidarité, conception dont la collectivité locale semblerait absente. En effet, le même entrefilet débute par les mots suivants : la maison des solidarités de Noisy-le-Grand abrite la délégation des Restos du coeur et vient en aide aux habitants en difficulté."
Or chacun sait que l'action municipale contient sapropredimension en matière de solidarité. La fonction ancienne des Centres Communaux d'Action Sociale, les CCAS, le confirme, jour après jour. Rmi (pour le compte du département), Aide aux anciens, portage de repas, aide sociale, téléalarme, etc. , les interventions ne manquent pas même si nous sommes convaincus qu'elles gagneraient à être développées dans ces temps de misère et de précarité (le budget 2009 du CCAS ne comportera qu'une augmentation de 1,8% des crédits alloués alors que ceux de 2008, sous réserve d'erreur de notre part, n'auront pas été consommés en totalité).
Alors, bien sur, subventionner des associations, leur prêter des locaux sont aussi des moyens d'action municipale, moyens qui participent quotidiennement de la solidarité. Pour autant, et c'est le sens de ce "papier", la situation sociale se dégradant dangereusement, il ne serait pas vain - mais au combien utile - que nous soyons collectivement capables d'imaginer de nouvelles formes d'intervention, anticipation et prévention comprises, de la collectivité locale aux côtés des plus fragiles d'entre nous, d'abord, peut-être plus largement ensuite si la situation sociale se dégrade (ce que l'on peut, hélas, craindre puisque le Pôle Emploi vient de reconnaître 180 000 chomeurs de plus entre janvier et février 2009 !).
Ce ne peut être que du ressort des seules associations même si leur utilité n'est plus à démontrer. Qu'attendons nous pour créer une instance de veille sociale qui soit capable de rassembler et de construire des réponses plus adaptées à la crise majeure qui se développe (voir notre déclaration: Information complémentaire ? C'est toujours utile ... ). Les élus de "Noisy Solidaire, à gauche vraiment" l'ont proposé et n'ont pas rencontré d'écho municipal, pour l'instant ...
L'autre article, beaucoup plus grand, nous apprend "l'école et la mairie [sont] en guerre sur le stationnement", le tout avec une belle photo d'enseignants du groupe scolaire Joliot Curie devant une banderole de protestation suite à la "parcmétrisation" systématique du centre ville.
La lecture de cet article est édifiante et confirme nos craintes déjà anciennes. Maintenant pour venir travailler à Noisy le Grand, il faudrait gagner plus ! Nous savions déjà qu'il fallait travailler plus, pour gagner plus - notre président vénéré en a déjà fait une démonstration éclatante avec le paquet fiscal - mais nous ne savions pas que venir travailler dans un service public à Noisy signifiait ... gagner moins ...
Les mâles paroles de notre édile n'y changeront rien ("je n'ai pas l'intention de céder au chantage d'un directeur d'école" selon le Parisien). Il y a dorénavant un problème sérieux pour les fonctionnaires de police, de la Poste et de l'Ecole Publique, les agents municipaux ayant eu le bénéficice, et c'est heureux, de "macaron et de places réservées" (quatorze d'entre eux au moins).
Comment fait-on, Monsieur le Maire ? On s'en tient à cette situation ubuesque ou on règle cette difficulté ? Agir pour maintenir le pouvoir d'achat, en somme, ce n'est pas une forme d'action sociale concrète, surtout dans une ville qui a les moyens de sa politique ?
Bonjour, Dés qu'une personne manifeste son désaccord c'est du chantage..............Quand on lui écrit il n’est pas informé. Comment dans ces conditions trouver un début de dialogue. Dialogue ou l’on ne vous coupe pas la parole ? Le comble c’est que ces mêmes personnes sont pour les manifestations mais uniquement celle contre les élus nationaux en place. Il n'y a plus rien à y comprendre. <br />
A moins qu’il applique les définitions, toutes simples, que Woody Allen à écrit ou dit : <br />
La dictature, c'est « Ferme ta gueule ! ». La démocratie, c'est « Cause toujours ! ». Heureusement qu'il a des blogs ou des Noiséens peuvent encore s'exprimer. Et encore un grand merci pour ceux qui mettent et entretiennent ce moyen d’expression.<br />
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Jean Rémy, attention... vous voyez rouge ! Remarquez cela tombe bien ...<br />
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On a le droit de voir rouge<br />
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Twix
07/04/2009 23:33
Le cas soulevé n'est malheureusement qu'un exemple parmi tant d'autres sur les "dommages collatéraux" du choix d'un parking payant au lieu d'une étude précise et contradictoire (communiquée à tous avant décision définitive) des répercussions possibles sur la vie des noiséens (habitants et personnels y travaillant).Qui plus est sous délégation de service public à une société privée, si je ne me trompe pas (corrigez moi, si la formulation n'est pas exacte).Sous "prétexte" d'éviter les voitures ventouses.Le principe d'une zone bleue, ou de la demi heure gratuite (comme cela se pratique ailleurs) ou autre mesure à étudier selon les lieux, pour les usagers (poste, cinéma, gares, écoles, maisons pour tous,école de musique, médiathèque ...) ou clients d'un petit commerce de proximité semble être de bon sens, afin de faciliter la vie de nos concitoyens tout en les préservant des abus.Pour les employés municipaux et autres corps d'états de service public (travaillant donc tout la journée en ville), il semblerait logique, qu'ils n'aient pas à supporter cette charge supplémentaire.D'autant plus qu'ils participent au bien être et à la richesse (humaine d'abord) de la ville.
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Vous ne vous trompez pas donc pas de correction (de quel droit d'ailleurs !!!)<br />
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On a le droit de voir rouge<br />
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fabienne BREM
07/04/2009 23:04
Cher Etienne, eh bien le reste des communaux c'est à dire environ 1500 n'a pas de places réservées ni de macarons malgrès les demandes répétées et une pétition à l'initiative de la CGT des communaux. Donc à NOISY pour les communaux aussi c'est perdre de l'argent que de venir travailler en centre ville ou dans le quartier du Mont d'Est. Amicalement Fabienne
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Nous sommes bien d'accord. D'où le dilemme, travailler plus pour gagner moins ?<br />
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Mais que fait le Président ?<br />
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On a le droit de voir rouge<br />
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