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Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne nos comptes rendus du Conseil Municipal, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui participent à l'activité de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, militants de la France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

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Pour "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !"

Etienne Doussain 

 

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onaledroitdevoirrouge@orange.fr

6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 17:17

clip_image002.jpgJeudi 05 juillet 2012, les VIP du moment se réunissent au dernier étage de l'Espace Michel Simon, conseil municipal oblige. 44 points à l’ordre du jour !

1. Modification de la charte du Conseil des Sages : le dossier est retiré en séance par le Maire. On verra ultérieurement.

2. Trois délibérations successives sur des appels d’offre : abstention car pas élus en commission d’appels d’offre.

3. Demande de subvention auprès de l’Agence de l’Eau pour l’assainissement : Vote positif puisqu’il s’agit de rénover l’existant ici ou là dans la ville.

4. Demande de subvention pour la création de la Maison de la Petite Enfance : vote positif. Pour l’instant, on prend l’argent et on en reparlera plus loin.

5. Election d’un maire-adjoint : cuisine interne à la majorité. Triste, l’ancien, joyeux, le nouveau… On ne prend pas part au vote

6. Modification du Périmètre de la Varenne : les nouvelles grandes manœuvres commencent pour les Bas Heurts. D’ailleurs, le Maire reconnait après notre déclaration que l’on ne se trompe pas. On a dit ça :

Monsieur le Maire,

Avec cette huitième délibération, vous donnez le signal des nouvelles manœuvres autour de l’ex ZAC des Bas Heurts.pochoir2_pms500.jpg

Ne voyez pas une critique dans cette introduction. Il est a priori cohérent d’inclure dans la réflexion collective la question du devenir de la route de Neuilly, de ses carrefours saturés en permanence et dangereux et bien entendu du devenir du pont qu’il faudra bien solutionner.

On pourra même regretter que cette question n’est pas été abordée plus tôt, tant l’état de la circulation dans ce secteur est problématique depuis si longtemps… On pourra même regretter que l’Etat, puis le Conseil Général ne soient pas emparés sérieusement de cette question aux côtés de la ville depuis 1995, date de votre prise de fonction.

Pour autant, et d’autres délibérations ce soir le démontrent, cette modification du périmètre, nous a-t-il semblé, s’inscrit dans une stratégie plus large du réaménagement envisagé, de Mailles Horizon, en passant par les Bas Heurts. Aussi, nous regrettons cette impression de saucissonnage que donne la présentation de cette délibération alors que les points 15 et 16 qui viendront plus tard dans la soirée témoignent de la cohérence de la démarche, même si nous n’en partageons pas, ni la méthode, ni l’ampleur.

Nous serons, pour autant, cohérents nous aussi. S’il s’agit vraiment de s’occuper enfin de la route de Neuilly et de ses carrefours, nous ne nous opposerons pas à la modification de ce périmètre. Mais, compte tenu de ce qui se joue par ailleurs dans cette affaire, vous nous contraigniez à nous abstenir. Merci

7. Conclusion d’un bail commercial, rue Brossolette : vote positif et une question technique à propos des travaux entamés avant la signature du bail. Réponse : autorisation provisoire…

8. Désaffectation, déclassement et aliénation de la parcelle communale rue du Clos : vote positif avec une petite intervention qui nous a valu une réponse agacée, grosso modo « ces dossiers sont toujours pareils, vous devriez le savoir… » Mis à part cette amabilité, rien dans la délibération ne pouvait laisser prévoir qu’il y aurait 8% de logement en PLAI et que la ville aurait un droit de réservation. A c e propos, le Maire a tenu à dire que nous avions une divergence de fond, sous entendu sur la mixité sociale. On préférerait les pauvres, en quelque sorte… Donc, nous avons eu raison de dire cela puisque cela va mieux en le disant :

Monsieur le Maire,

Quelques précisions sur cette délibération.

L’entreprise Montoit construit beaucoup sur la ville. Ce n’est pas a priori une critique. Nous constatons que les relations entre notre commune et cette société semblent d’excellente qualité. Sans doute, faut-il s’en réjouir…

Par contre, à propos de l’opération de la rue du Clos, si elle était attendue, il s’agit d’une grosse opération de 161 logements à terme dont 69 logements sociaux. Or peu de précision à ce propos dans le libellé de la délibération, ce qui nous déçoit après la lecture de votre éditorial dans le dernier Noisy Magazine qui a attiré notre attention, puisque pour la 1ère fois, vous citez le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre.

Pouvez-vous nous dire plus  De quels types de logements sociaux s’agit-il ? La ville aura-t-elle un droit de réservation sur une partie d’entre eux ?  Et enfin Combien de PLAI, par exemple ?

Merci

9. Demande de subvention auprès de la Région Ile de France pour la rénovation urbaine du Pavé Neuf et de la Butte Verte : vote positif avec une intervention. La réponse du Maire ne nous a pas convaincu. Tenter de noyer le poisson en rappelant les difficultés de l’ANRU peut s’entendre, surtout en disant que ce sont des beaux projets (ce dont nous ne doutons pas) mais ne pas répondre sérieusement sur la consultation des habitants laisse perplexe. L’appropriation par la population du jardin des Sources n’est pas un exemple pertinent à nos yeux.

Monsieur le Maire,

Gros dossier que celui de l’ANRU, enfin débloqué. Et on ne peut contester le bien fondé de l’intervention de la Région Ile de France dans ce processus.

Nous avons pu, encore samedi dernier lors de la fête du Pavé Neuf, constater l’ampleur de la rénovation envisagée. Pour autant, sans espérant ne pas vous mettre de mauvaise humeur, nous avons pu aussi constater les réflexions désabusées de quelques habitants du quartier qui regardaient les esquisses sur l’un des stands de la ville à cette occasion._0902.jpg

Est-ce à dire, Monsieur le Maire, que la concertation sur ces futurs aménagements n’aurait pas été suffisante ? C’est notre crainte. C’est notre crainte car, au-delà de l’esthétisme du projet, il faudra aussi que les habitants vivent cette vaste rénovation qui, dans le principe, est la bienvenue.

N’y voyez pas un persiflage de notre part. Nous espérons vivement que ces opérations de rénovation urbaine, qu’il s’agisse du Pavé Neuf ou de la Butte Verte, déboucheront sur une réelle amélioration des conditions de vie des habitants de ces quartiers. Nous voulons donc nous en assurer et avoir la certitude que le plus grand nombre d’entre eux auront donné leur avis. Merci

10. Autorisation de dépôt d’un permis de construire rue Brossolette : on n’a pas voté contre. Il s’agira de 9 logements et de deux commerces. On en saura pas plus à ce stade.

11. Aliénation de la propriété communale, rue du Ballon : il s’agit de la zone industrielle des Richardets et de la construction d’un hôtel. Le dossier ne devait pas être mur, il est retiré en séance.

12. Fixation des modalités de consultation sur les 30% supplémentaires des droits à construire : On voulait dire ce qui suit mais l’adjoint au maire a d’emblée précisé le désaccord de la majorité avec cette mesure démagogique et dangereuse prise par le gouvernement Fillon avant le partir. La consultation aura toutefois bien lieu, sauf si le Sénat abroge la loi en vigueur. Nous avons demandé toutefois que la majorité municipale confirme qu’il n’y aurait pas d’application à géométrie variable selon les quartiers. La réponse a été claire. C’est non.

Monsieur le Maire,

Nous prenons acte des modalités de cette consultation qui, fort heureusement, aura lieu en septembre prochain.

Par contre, par anticipation, nous sommes sceptiques sur l’utilité d’une telle majoration qui viendrait amplifier les conséquences urbaines sur chaque projet déposé. Or, la ville n’en manque pas, c’est le moins que l’on puisse dire.

Faut-il comprendre dans cette disposition volontariste de l’ex gouvernement Fillon que la ZAC du Clos d’Ambert verrait le gabarit des immeubles croitre de 30 % au prétexte de régler le problème du logement en France ?  _0919-copie-1.jpgEt qu’il en sera de même pour chaque projet à l’avenir ? Décidément, ce serait une densification urbaine dont on connait déjà les effets dans nos quartiers ! Faudra-t-il dans 30 ans procéder à un nouvel ANRU pour améliorer les conditions de vie des gens ?  Vous l’avez compris, Monsieur le Maire, nous ne croyons pas à cette solution pour régler le problème de la construction en France. Ce n’est qu’un pis aller qui, potentiellement, générera d’autres difficultés pour le vivre ensemble… Mais, bien entendu, l’avis de la majorité nous importe. Qu’en dit-elle aujourd’hui avant cette consultation ?  Merci

13. Opération d’aménagement des quartiers Ouest – lancement de la concertation préalable : On n’a pas voté pour. C’et le dossier qui fâche et toujours la même réponse  du Maire. J’ai été élu, je suis légitime, donc circulez, il n’y a rien à voir. Dommage ! Avant cette réponse, nous avions cette déclaration… Faut-il être patient dans notre bonne ville ! Saluons toutefois la bonne nouvelle. Dorénavant, le dossier s’est élargi et Monsieur le Maire, même si ses raisons ne sont pas anodines, a fini par reconnaitre qu’il y avait une cohérence à traiter de la situation d’ensemble des quartiers Ouest. Il était temps, cela fait 8 ans que l’on criait, les uns et les autres dans le désert. Pour autant, rien n’est gagné, ni dans la méthode, ni dans le raisonnement de la majorité municipale. Tant pis pour elle si elle se trompe de combat. Nous, nous le déplorons depuis longtemps déjà. Ce n’est pas une affaire de personne mais de projet. Qu’on se le dise en mairie. Et une bonne fois pour toutes serait le mieux. On a le droit de voir rouge mais on a aussi le droit de rêver, nous répond en écho le maire. Encore dommage.

Monsieur le Maire,

Pour faire suite à notre intervention à propos de l’extension du périmètre de la Varenne, tout à l’heure, voila donc venu le temps de dérouler la stratégie qui sera employée pour contourner l’annulation de la ZAC des Bas Heurts.

Nous notons, d’ailleurs, que pour la 1ère fois est intégrée dans cette stratégie une réflexion qui associe Bas Heurts, Mailles Horizon et plus largement la Varenne. Curieusement, c’était la suggestion des « apprenti » ou des « amateurs » de l’Ecole d’architecte de la Villette, selon vous, lors de la proposition d’un contre-projet pour la ZAC des Bas Heurts. Il est peut-être dommage d’avoir refusé à l’époque d’en discuter mais c’est ainsi.A Noisy, on vend et on achète !

Il est vrai qu’entre temps la situation a singulièrement changé avec l’acquisition du foncier d’Epamarne et que, seule opérateur dorénavant, la ville se trouve dans l’obligation de modifier son raisonnement.

Par contre, ce lancement d’une nouvelle concertation nous laisse sur notre faim. Le Commissaire Enquêteur à l’occasion du dernier PLU avait fortement insisté sur l’implication des associations d’habitants sur les projets d’urbanisme à venir. On pouvait même s’interroger utilement sur la création d’un comité de pilotage qui réuniraient le plus grand nombre d’acteurs pour enfin, lever le maximum de difficultés dans un rapport franc et constructif.

Visiblement, la démocratie participative s’en tiendra aux conseils de quartiers dont nous ne contestons pas l’utilité mais cela ne nous parait pas suffisant. D’autant moins que nous avons bien compris, c’est notre paranoïa du moment, qu’il y aura peut-être bien à la clé de la stratégie employé, celle du contournement des difficultés.

Une explication en amont serait peut-être utile et vous nous direz si nous avons tort.

Parallèlement à la consultation thématique, bienvenue dans son principe, d’abord, la technique du mitage avec des projets, ici ou là, sur le foncier acquis par la ville et il y en a beaucoup dorénavant.

Du visible qui améliore le contexte avec de nouvelles liaisons douces et autres coulées vertes. De la communication. Surtout de la communication avec Noisy Mag et autres supports et, enfin, une DUP pour réduire les irréductibles… Voila le scénario qui est derrière le lancement de la concertation qui de toute façon doit avoir lieu !

Monsieur le Maire, sortons de cette confrontation stérile et associons les intelligences. D’autres sont aussi dépositaires, nous aussi, tout comme vous, du projet urbain à réaliser dans plusieurs quartiers de la ville. Il faut partager l’approche et la nécessité de cette opération d’aménagement. Raison de plus pour arrêter cette espèce de « guerre » de position et organiser une concertation encore plus efficace, notamment en prévoyant d’ores et déjà un comité de pilotage large associant, élus, y compris minoritaires et associations constituées.   Merci

14. Opération d’aménagement – suite – mandat à la Socaren : là non plus, on n’a pas voté pour. On a dit cela :

Monsieur le Maire,

Faisant suite au débat précédent, nous ne reviendrons pas sur le fond du dossier. D’autant plus qu’il nous apparait logique de missionner la Société Publique Locale, la Socaren, pour ce vaste projet d’aménagement urbain. Par contre, deux questions.

La première : pourquoi une convention d’un an ? La seconde : la Socaren, sauf erreur de notre part, a déjà des dettes importantes à l’égard de la commune. Que le mandat confié soit rémunéré à hauteur de 345 600 euros TTC n’est pas anormal mais la Socaren n’est-elle déjà pas fragilisée ? Merci

Et le maire nous a répondu … que tout allait bien… puisque les dettes sont à charge de la commune. C’est vrai d’ailleurs. Raison de plus pour que cette opération d’aménagement ne soit pas gâchée par une gestion qui ne prenne pas en compte l’avis de la population et l’expertise des citoyens impliqués.

15. Suivent deux délibérations sur des attributions de marché : abstention de notre part.

16. Avis sur la délégation de service public pour le parc de stationnement en silo « B » : vote contre. La délégation de service public ? Que du bonheur à Noisy le Grand ! Vinci ?

17. Deux dossiers de demande d’autorisation d’aménager, l’un la maison de la Petite Enfance, l’autre, pour remplacer la salle des Abeilles, le tout à la Butte Verte : votes positifs. On y reviendra.

18. Pêle-mêle, quatre délibérations. L’une pour une convention pour les centres de loisirs : vote positif. Une autre pour le rattachement des nouveaux immeubles de la Butte Verte aux écoles du secteur : vote positif. Une modification du règlement de transport entre l’école des Hauts bâtons et celle de Gavroche durant les travaux : vote positif. La dernière, la suite d’un appel d’offre pour des prestations de séjours pour les enfants : un vote pour, une abstention.

19. Suivent quatre délibérations concernant le sport : votes positifs.

20. Approbation du projet de santé et règlement du centre Marie Curie : Faut-il pleurer ou faut-il en rire. Un centre de santé réduit à une peau de chagrin depuis 1995 et pourtant des règles obligatoires et légales : abstention pour nous.

21. Avis sur la délégation de service public de la Maison de la Petite Enfance : un autre sujet qui fâche mais ils s’en foutent… Ils, c’est la majorité municipale. On a dit cela et on a voté contre. Nous avons été les seuls. L’UMP et le Modem ont voté pour. Cohérents, non ?

Monsieur le Maire,

Nous épargnerons à la majorité municipale le rappel de nos propos virulents contre le jardin d’éveil Morano, en mai 2010. Les faits nous donnent raison, vous en rajoutez…

Force est de constater que le pli est pris.

Un nouveau service communal, qui entre nous soit-dit, vient remplacer l’ancien ?  Et hop, une délégation de service public. pasBB_Page_1.jpg

Impeccable, Didier Migaud, président de la cour des Comptes, sera content. A peine remis son rapport au 1er ministre, Noisy le Grand a déjà anticipé dans le dégraissage du mammouth tout désigné de la fonction publique territoriale ! Qu’importe les nombreux transferts de compétence, haro sur les collectivités territoriales et locales qui dépensent trop…

Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs de la Majorité municipale, un seul mot, bravo pour cette exceptionnelle gestion de « gôche » des deniers publics !

Nous voterons contre cette délégation de service public. Merci

22. Approbation du rapport relatif aux actions de développement social urbain : on trouve de tout dans ce dossier. Du bon comme du moins évident ! Comme c’est le travail de la majorité qui est rapporté, nous avons jugé prudent de nous abstenir.

23. Programmation du contrat urbain de cohésion sociale 2012 : quelques actions en cours donc vote positif de notre part.

24. Adhésion à l’association « Nos quartiers ont du talent » : banco, on prend et on vote pour.

25. Convention avec la fédération Leo Lagrange pour des stages BAFA : idem, on vote pour.

26. Deux délibérations ayant trait à la tarification des ateliers municipaux et à la médiathèque : allez, plus 2% comme le SMIG. On donne et on reprend… donc abstention de principe pour nous.

27. Deux garanties d’emprunt et des réservations de logements sociaux pour la ville, soit 8 logements : du classique et du légal en matière de logement social, on prend. Vote positif de Noisy Solidaire.

28. Deux délibérations pour la tarification des Maisons Pour Tous et la mise à disposition de locaux dans les mêmes maisons : abstention pour nous.

29. Mise à disposition d’un employé de la Mission Locale auprès de la ville : L’ANRU a prévu une clause sociale en matière d’emploi pour les plus fragiles ou précaires. La rénovation urbaine peut créer de l’emploi ! A ce titre, l’expertise de la Mission Locale peut s’avérer utile. Nous avons voté pour, tout en posant la question de l’état actuel de la Mission Locale. Réponse du Maire : tout va bien… On n’en demande pas plus !

30. Fixation des taux de promotion des avancements de grade pour des employés territoriaux : vote positif de notre part.

31. Protocole transactionnel entre la ville et l’ancien directeur du développement économique et de l’emploi : viré visiblement de mauvaise façon. Contentieux gagné par l’intéressé. Cela fait mal à Monsieur le Maire. Il le dit en séance. Nous, nous votons pour.

32. Questions sur les décisions du Maire : Néant

33. Questions diverses : Nous en avions trois mais ras le bol, voire un peu faim… Donc une seule a été lue en séance. La réponse fuse mais pas convaincu et pas convaincante : On verra ce que l’on peut faire… mais la ville n’a pas vocation à…. Culture et Solidarité a vraiment de fortes chances de disparaitre de notre ville !

Nous avons été alertés sur la cessation probable des activités de l’association Culture et Solidarité sur notre ville et nous le déplorons vivement. Cette situation, si elle se confirme, donne tout à fait son sens, à la demande d’un soutien accru en direction des associations qui agissent dans nos quartiers, demande explicite que nous avions encore formulée lors de la dernière discussion budgétaire. Que compte faire la ville ?

 Les deux autres questions auraient pu être les suivantes mais la fatigue a été la plus forte. Peut-être, l'envie, aussi ?

Noisy mag exceptionnel pour la victoire du député… pourquoi à charge de la ville ?

Un certain nombre d’électeurs de la commune, électeurs de notre connaissance abstentionnistes du 1er tour des législatives, se sont émus de recevoir par courrier nominatif à leur domicile une propagande ciblée pour le second tour de la même élection. Le lieu de dépôt des listes d’émargement est-il bien sécurisé en mairie ?

La séance est donc levée autour de 22 heures et des poussières...

La majorité municipale et ses nombreux invités peuvent se rendre à l’invitation qui leur a été faite quelque part dans la ville. Peut-être dans le parc de la Villa Cathala ? Les élus minoritaires et leurs amis n’en profiteront pas. Tant pis pour leurs impôts locaux, pourvu qu’ils les payent !

 

Logo.JPGEtienne Doussain

Véronique Jacquet

Conseillers municipaux "Noisy Solidaire, à gauche vraiment !" 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 15:12

L'été s'annonce bien ! L'austérité de gauche est à l'horizon. Enfin, normalement !

La préparation psychologique se fait dans les meilleurs conditions. Un sommet européen - où l'on pensait naïvement que l'on allait voir, ce que l'on allait voir - dont la politique de Merkozy ne semble pas être ressortie réellement affaiblie. Une assemblée nationale ultra majoritaire qui pourrait valider une règle d'or qui ne dit pas son nom, pas encore (rappelez-vous l'abstention pour le M.E.S.)... Un sénat qui ne sera pas consulté - on ne sait jamais, il pourrait y avoir des voix discordantes. Un président de l'assemblée, toujours nationale, qui somme toute la gauche d'entrer dans le rang. Les plans sociaux qui s'enchaînent. Bref, tout va pour le mieux dans le malheur des mondes et Didier Migaud, fort opportunément, a raison d'en appeler ... à la raison budgétaire, celle de la Cour des Comptes en tout cas.

Non, pas de quoi s'inquiéter, juste de salutaires rappels à l'ordre contre les dépenses somptuaires des collectivités locales et territoriales, contre le service public et le système de santé. Soyons raisonnables, nous aussi enfin, vivons plus pauvres puisque c'est pour notre bien et celui de nos enfants. Et puis, c'est bien pour la compétitivité de peser sur le niveau de vie et manque de pot si c'est les mêmes qui consomment et font tourner la machine économique...

Comprenne qui pourra !

Ce qu'il y a de certain, c'est qu'entre un discours et une pratique politique de droite qui en appelait à la rigueur budgétaire, à la règle d'or inscrite dans la Constitution et la même, version de gauche, va peut-être falloir d'urgence chercher la différence. Ne voit-on pas de nouveau (voir les articles de la Gazette et de Localtis -service de la Caisse de dépôt et consignations), malgré les transferts de compétence massifs depuis plus de 20 ans (on aura beau essayer de nous prouver le contraire !), montrer du doigt le mammouth du moment, les collectivités locales et territoriales, les mêmes qui pourtant utilisent à tour de vote, PPP et délégations de service public dès que l'occasion se présente ?

Décidément, vivement les vacances (si vous en prenez !).

 

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Cela ne peut pas durer, « normalement ».

Personne n'en doute : nous avons une majorité contre la droite au Parlement.
Mais une majorité de gauche suppose, au moins, quelques ruptures et changements ( Lire... ).
Or, pour le moment, bien des signes ne sont pas positifs. Sans doute, mieux vaut une hausse de 2% du SMIC que pas de hausse du tout, comme avec Sarkozy. C'est toutefois si peu que même les responsables du MEDEF ont trouvé cela « raisonnable » ! De même, le retour à la retraite à 60 ans pour 110 000 personnes, c'est positif pour ceux qui en bénéficieront mais ne fera pas approuver l'ensemble de la réforme, massivement rejetée en 2010.
Certes, il est bon que de nouveaux postes d'enseignants soient créés. Mais cela reste si loin des exigences, des besoins en matière de service public.
Hollande avait promis : « J'aurai à promouvoir dans les mois et les années à venir une nouvelle donne européenne ». De fait, l'accord conclu au sommet européen de Bruxelles confirme jusqu'où la majorité gouvernementale est prête à aller. Troquer l'autorité « des marchés » et de Merkel contre un « pacte de croissance » de 1% « ne va pas contrebalancer les effets des politiques de rigueur actuelles »1. Par contre, l'Union européenne pourra recapitaliser directement les banques via les fonds de secours. On voit bien qui seront, une fois encore, les bénéficiaires des accords européens. Pour marquer cette nouvelle « harmonie » en Europe, François Hollande est allé jusqu'à se réjouir, avec les chefs libéraux Monti, Rajoy et « la Chancelière » de la victoire de la Droite en Grèce.
Il reste, grâce à une bonne mise en scène de « l'audit sur les comptes publics » de la Cour des Comptes, à mettre en condition le « bon peuple » impressionné par le mauvais bilan laissé par la droite,« encore pire que ce qu'on croyait ».Il ne s'agit pourtant plus de faire une campagne électorale pour rassembler une majorité contre Sarkozy. Ils l'ont promis : « Le changement, c'est maintenant ! » L'austérité ne passera pas ! Elle est déjà contestée. Mais nous ne voulons pas nous satisfaire d'une litanie de condamnations. Nous voulons une autre politique !
Renouons le fil : le Pacte budgétaire européen impose l'austérité au nom de « la dette ». Mais cette fameuse dette devrait, au préalable, être contrôlée. Qui s'en est mis plein les poches durant des années, dans ce pays dont la richesse a plus que doublé en vingt ans ?
Un moratoire sur les dettes s'impose ! Il faut des vérifications publiques, puis l'expropriation de ce qui a été détourné. Le nouveau gouvernement doit aussi annuler les effets des « emprunts toxiques », ces dettes illégitimes qui asphyxient les collectivités territoriales et les services publics. Dans l'immédiat, si cette mesure n'est pas prise, plus de soixante hôpitaux devront fermer des services ou licencier au nom des règles imposées par l'ex-gouvernement de droite ! La nouvelle majorité, au lieu d'abandonner sa politique énergétique et les exigences écologiques (Lire...) devrait, pour maîtriser les dépenses et orienter les activités vers la transition écologique, remettre Total, EDF, GDF, AREVA dans le secteur public.
Si elle cesse de gaspiller les fonds publics en payant de pseudo dettes aux spéculateurs, si elle met en oeuvre une plus forte réforme de la fiscalité (Lire...), on aura l'argent nécessaire pour maintenir les emplois et reconvertir les activités. Ces débats restent ouverts. La plus grande part des électeurs de Hollande n'ont pas voté pour subir du Sarkozy simplement moins agressif.
Les militants et sympathisants du PS partagent ou partageront vite notre jugement : il faut une autre orientation ! Les éléments de rupture avec les mesures antidémocratiques, hormis certaines décisions de Christiane Taubira, restent à venir. Faut-il une pétition pour que Manuel Valls interdise l'enfermement des enfants dans les centres de rétention ? (Lire...)
Faut-il de nouvelles lettres d'organisations de solidarité pour que la santé des migrants ne soit plus sous le contrôle du Ministère de l'Intérieur ? (Lire...) Pour que le droit d'asile cesse d'être une fabrique à créer des « clandestins », des sans papiers (Lire...). Faut-il une protestation nationale de RESF parce que « Manuel Valls chausse les pantoufles de Claude Guéant » ? À quand la loi sur le droit de vote des étrangers résidant en France ?
Plus généralement, combien de lois sont à abroger ? Et combien le seront ?
La loi LRU et le Pacte pour la recherche seront-ils remplacés par des textes élaborés avec les enseignants et les chercheurs ? La Loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires » sera-t-elle annulée pour réorganiser sur d'autres principes les structures de soin, avec la formation et l'embauche immédiate du personnel qui manque ? La liste sera sans doute longue car le bilan est lourd. C'est pourquoi il serait utile que les forces syndicales et associatives qui ont mené des luttes de résistance soient invitées par toutes les Assemblées citoyennes du Front de Gauche, à formuler leurs exigences. Que pensent, par exemple, les 63 organisations qui ont fait partie du collectif national contre la privatisation de la Poste ? Pourquoi donc la promesse de doubler le plafond du Livret A pour desserrer l'étau qui pèse sur le logement social n'est-elle pas encore tenue ? Et quand récupère-t-on les 100 milliards d'euros d'épargne populaire abandonnés aux banques depuis 2009 ? (Lire...). Voilà des questions que nous devons porter, en lien avec la consolidation du Front de Gauche. Pour la FASE, pas d'hésitation ! Nous nous y inscrivons, dans la continuité de nos options : au travers de propositions liées aux nécessaires mobilisations. Avec toutes les composantes et les groupes de militant-e-s qui le veulent, nous affirmons l'actualité de propositions alternatives pour en finir avec la domination du capitalisme en crise qui ruine l'avenir écologique de la planète et gaspille l'essentiel des potentialités humaines. Plusieurs rencontres et échéances, durant ces deux mois, permettront de discuter des campagnes à mener, de préciser nos axes de rupture, de préparer les mobilisations. Il nous faut mettre en perspective les moyens et les objectifs d'un véritable changement.
1
Frédérique Cerisier de BNP Paribas 

 

Cerise sur le gateau, bandes de veinards, deux articles, l'un de la Gazette des Communes et l'autre de LocaltisInfo, pour bien se rentrer dans le crâne l'important du moment.

Rien d'idéologique, rien que du "raisonnable"... cliquez !

Réduire très vite les dépenses Réduire très vite les dépenses

 



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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 17:23

La pétition ? C'est là : lettre ouverte à François Hollande

 

La supercherie du "Pacte pour la croissance"


Par Thomas Coutrot, co-président d'ATTAC,et Pierre Khalfa, co-président de la Fondation Copernic

"Nos amis allemands ne peuvent pas poser deux verrous à la fois, un sur les eurobonds (obligations pour mutualiser les dettes publiques européennes) et un autre sur le refinancement direct des dettes par la BCE», avait déclaré François Hollande le lendemain de son élection au site Slate.fr. La fermeté du ton employé par le candidat socialiste durant la campagne électorale, et réitérée dès son élection, laissait entrevoir la possibilité d'un bras de fer entre le nouveau pouvoir français, auréolé de sa toute fraîche légitimité électorale et soutenu par les gouvernements conservateurs d' Europe du Sud, et un gouvernement conservateur allemand isolé. Une épreuve de force d'où serait sorti, après quelques épisodes de forte tension, un réel compromis, en particulier sur le rôle de la BCE. Cela n'aurait pas résolu les problèmes de fond de la construction européenne, mais permis sans doute de soulager de la pression des marchés financiers des pays qui, sinon, vont inexorablement sombrer dans l'abîme de la dépression.

Pourtant il aura suffi de quelques déclarations tonitruantes d’Angela Merkel et de son ministre de l'économie Wolfgang Schauble pour que les deux propositions iconoclastes disparaissent du "Pacte pour la croissance" que le même François Hollande propose au sommet européen du 28 juin. Il n'y aura pas de conflit, et donc pas de réel compromis, mais une capitulation en rase campagne comme le montrent les récentes déclarations de Jean-Marc Ayrault renvoyant les "eurobonds" à dans 10 ans. Exit donc la "renégociation" du Pacte budgétaire (le fameux "traité Merkozy») promise par le candidat socialiste pendant la campagne électorale : voici désormais le Pacte budgétaire "complété" par un Pacte de croissance censé éloigner l’Union européenne d'une approche purement punitive et austéritaire, grâce à soi-disant 120 milliards d'euros d'investissements nouveaux pour des grands projets européens. Notre président "normal" s'achemine donc vers un sommet européen "normal», conclu par force embrassades et déclarations triomphantes proclamant la "fin de la crise" pour la zone euro. Il y a fort à parier que le gouvernement français en profitera pour faire ratifier rapidement le Pacte budgétaire par le Parlement nouvellement élu.

Seul problème : ce "Pacte de croissance" n'aura aucun impact sur la croissance. D'abord parce que les chiffres annoncés ne représentent que moins d'1% du PIB de l'Union européenne. Mais surtout parce que ces chiffres sont sans signification économique et recouvrent pour l'essentiel non pas un plan de relance mais une opération de communication politique. Ainsi, les fameux 120 milliards consistent pour moitié en un "redéploiement" de fonds structurels soi-disant "dormants», mais qui en réalité étaient bel et bien déjà programmés pour être dépensés d'ici 2014. Quant aux nouveaux prêts que la Banque européenne d'investissement pourra, peut-être, consentir au secteur privé pour des "grands projets" grâce à l'augmentation de son capital et aux project bonds, ils seront étalés sur plusieurs années et l'impact en sera donc très limité. De toute façon, le problème de la zone euro n'est en aucun cas que les entreprises manquent de ressources pour investir : les grands groupes regorgent au contraire de liquidités, qu'ils distribuent d'ailleurs pour une large part à leurs actionnaires.

Si le "Pacte de croissance" est un simulacre, en revanche le Pacte budgétaire, lui, est bien réel : il implique des mesures de réduction des déficits dont l'impact direct sur la croissance de la zone euro est déjà démontré, et chiffré à 7 points de PIB sur la période 2010-2013 par trois Instituts économiques indépendants, IMK ( Allemagne ), OFCE ( France ) et WIFO (Autriche). En laissant entendre que le "Pacte pour la croissance" compensera les effets récessifs du Pacte budgétaire, François Hollande met donc en scène une véritable supercherie politique pour justifier la ratification rapide de ce dernier par la France. Rappelons que le Pacte budgétaire impose ad vitam aeternam une nouvelle norme budgétaire : le "déficit structurel" - notion ésotérique et controversée - des États ne devrait plus dépasser 0,5 % du PIB.

Le Pacte introduit des sanctions quasi-automatiques pour les pays contrevenants et donne à la Commission et à la Cour de justice européenne un droit de veto sur les décisions budgétaires nationales. Il est possible qu'un enthousiasme médiatiquement orchestré, comme on en a tant vu ces deux dernières années à l'issue de chaque sommet européen "de la dernière chance», convainque l'opinion publique de la thèse du "compromis" arraché par François Hollande à Angela Merkel. Effet d'annonce renforcé par l'annonce de l'adoption d'une taxe sur les transactions financières en contournant l'opposition du Royaume-Uni grâce à une procédure de "coopération renforcée». Taxe dont la mise en œuvre concrète, qui heurterait de puissants intérêts, risque malheureusement de s’embourber de longues années dans les couloirs de la Commission.

Mais tout l'art des communicants ne fera pas du "Pacte pour la croissance" le début d'une solution à la dépression dans laquelle s'enfonce dangereusement la zone euro du fait des politiques d'austérité généralisée. Plus grave encore peut-être : cette supercherie, et l'inévitable déception qui s'ensuivra à mesure que la crise va continuer à s’aggraver, portera un coup supplémentaire à la crédibilité de la parole politique. À prendre les citoyens pour des enfants qu'on berce avec des effets d'annonce, nos gouvernants préparent à la démocratie en Europe de sombres lendemains. Il est encore temps d'empêcher ce scénario. Les citoyens peuvent intervenir pour exiger de François Hollande qu'il soumette la ratification du Pacte budgétaire et du "compromis" du 28 juin à un véritable débat démocratique, tranché par un référendum.

Des dizaines de personnalités de la société civile le demandent dans une pétition (en ligne sur les sites d'Attac et de la Fondation Copernic). Face à la montée de l'extrême droite il faut d'urgence non pas moins mais plus de participation populaire, plus de démocratie en France et en Europe. L'Union européenne et l'euro ne retrouveront pas d’avenir dans les ficelles de la communication politique, mais en se soumettant à l'épreuve du débat et de la souveraineté démocratique.

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 18:57

Merci à ReSpublica 

 

Le lien, c'est là :lien

 

Terra Nova précise la feuille de route du gouvernement socialiste

Jeudi 28 juin 2012

Par Évariste

Le célèbre journal de référence du néolibéralisme, nous avons nommé le journal Le Monde, nous prépare aux dures réalités des prochains mois. Pour cela, il organise un débat entre deux « experts » néolibéraux tous les deux députés, Eric Woerth pour l’UMP et Olivier Ferrand pour le PS, ce dernier aussi responsable du club de réflexion néolibéral de gauche Terra Nova (voir Le Monde des 24 et 25 juin 2012). Dans cette préparation au pire, voilà ce qu’écrit l’inimitable Olivier Ferrand :

« On est en situation de contraintes dures. On sait que l’essentiel de ce qui sera demandé aux Français sont des efforts dans les mois qui viennent, des efforts justes mais des efforts… La RGPP a porté exclusivement sur les dépenses de l’Etat - les dépenses de l’Etat c’est 200 milliards d’euros sur 2 000 milliards d’euros de dépenses publiques en France. Vous avez mis 900 milliards de côté. Il faut aujourd’hui étendre la RGPP aux collectivités locales et à la Sécurité sociale. Il faut aussi cesser de réfléchir à des économies de gestion où l’on supprime des ramettes de papier, des stylos et des fonctionnaires, mais où l’on essaie de faire tour ce qu’on faisait avant, mais moins bien parce qu’on rabote, on rabote, on rabote. Il faut prioriser. Il y a des politiques publiques qu’il faut développer et d’autres qu’il faut limiter, non pas en rabotant le nombre de fonctionnaires, mais en disant ”ça on ne fait plus”. »

Nous voici prévenus : la société du spectacle organisée par l’UMP et le PS durant les campagnes électorales de la présidentielle et des législatives, c’est fini ! Passons au réel concret !
Effectivement, il y a, chez Olivier Ferrand, une différence entre le néolibéralisme de droite et celui de gauche : l’austérité du néolibéralisme de gauche sera « juste ». Mais il y a un point commun entre le néolibéralisme de droite et celui de gauche : c’est que l’austérité doit continuer en s’amplifiant !

Nous voici prévenus : la RGPP ne sera pas remise en cause mais elle doit être étendue à la Sécurité sociale, aux dépenses sociales des départements et aux investissements publics (qui constituent la majorité des dépenses des collectivités locales). Nous voici prévenus : le gouvernement  de la France issu des élections des 6 mai et 17 juin va diminuer le périmètre du public pour continuer à privatiser les profits et socialiser les pertes.
Nous voici prévenus : après le célèbre discours de l’« expert » Denis Kessler (4 octobre 2007 dans la revue Challenges) pour fixer la feuille de route de Nicolas Sarkozy, voilà celui de l’« expert » député socialiste Olivier Ferrand pour le nouveau pouvoir politique. Nous reconnaîtrons à ces deux personnages le mérite de dire tout haut la vérité cachée par la plupart des politiciens néolibéraux de droite ou de gauche.

 

 

La disparition brutale et inattendue d'Olivier Ferrand, le lendemain matin de la mise en ligne de cet article, au delà du débat politique, est un évènement dramatique qui invite au respect de la douleur de ses proches. Nous voulions le dire.

 

On a le droit de voir rouge

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 11:47

Politis, dossier spécial, 14 juin 2012

L’économiste Jacques Rigaudiat estime que le programme de François Hollande n’est pas à la hauteur de la crise économique.

Membre de la Fondation Copernic, l’économiste Jacques Rigaudiat est haut fonctionnaire et a été conseiller social de Michel Rocard (1989-1991) et de Lionel Jospin (1997-2002) à Matignon. Il est l’auteur de l’ouvrage Le Nouvel ordre prolétaire, le modèle social français face à l’insécurité économique (éd. Autrement, 2007) et il avait défendu le principe de la réduction du temps de travail, dans un livre intitulé Réduire le temps de travail (éd. Syros, 1996).


Dans la note de la Fondation Copernic Changer vraiment ! Quelles politiques économiques de gauche ?, vous vous attaquez au programme présidentiel de François Hollande. Pourquoi ?

Jacques Rigaudiat : Le programme de François Hollande apparaît limité tant sur la volonté de transformation sociale que dans l’appréciation de la crise des dettes et de la zone euro. Car, il n’y a pas que la dette souveraine qui provoque la crise actuelle : on voit bien qu’en Espagne et aux Etats-Unis, la crise vient aussi de la dette privée. Derrière cette situation, il y a l’enjeu du partage des richesses qui nous rassemble et nous conduit à dire que le programme du parti socialiste est bien en deçà des besoins populaires et de la situation de contradiction du capitalisme.


Quelles sont les faiblesses de ce programme ?

D’abord, l’ampleur de la crise en Europe et dans la zone euro est sous-estimée. Il faut surmonter des vices institutionnels fondamentaux, notamment l’absence de prise en considération des problèmes de dettes souveraines par la Banque centrale européenne (BCE) On le voit avec la Grèce, hélas ! La crise des dettes en Europe ne va pas être surmontée par la voie de l’austérité hyper renforcée proposée par la troïka [BCE, FMI, UE]. Quant aux remèdes proposés, il ne suffit pas de rajouter un petit peu de Pacte de croissance ou d’eurobonds ici ou là. Cela peut paraître positif, mais ce n’est pas cela qui permettra de passer ce moment de crise.

La fameuse « troisième voie » social-libérale qui essaierait de ménager la finance est-elle vouée à l’échec ?

Nous en sommes persuadés. On le verra dans les semaines ou dans les mois qui viennent. Par exemple, l’Espagne se refuse à dire la réalité de ses problèmes pour ne pas faire appel au Mécanisme européen de stabilité qui mettrait le pays dans la main de la troïka comme la Grèce. Même un gouvernement conservateur comme celui de Rajoy rejette cette idée, c’est dire !

Y a-t-il des marges de manœuvre possibles pour un changement de politique dès maintenant ?

La dette souveraine n’est pas due à une explosion des dépenses mais à une réduction volontaire des recettes. On chiffre entre 250 à 260 milliards d’euros, soit 13 % du PIB, les différentes formes d’amputations de recettes fiscales, lesquelles sont reconnues dans les rapports officiels du Conseil des prélèvements obligatoires. Exonérations de cotisations sociales, dépenses fiscales, niches sociales et fiscales, les marges de manœuvres sont là, mais on ne veut pas les mobiliser. La dette publique résulte de ce désarmement fiscal et la dette privée est due à la pression sur les salaires. Du côté public, il faut discuter de la légitimité de la dette et mettre en place des éléments de réarmement fiscal pour trouver les ressources qui cesseront cette hémorragie de dettes souveraines. En ce qui concerne les dettes privées, il faut évidemment créer de l’emploi et trouver un autre chemin pour les salaires. L’exemple évident est celui des retraites. La situation de déficit de nos systèmes de retraite n’est pas provoquée par la démographie mais par l’absence de cotisants. Fondamentalement, la situation de l’emploi grève nos systèmes de retraite. Créer de façon volontariste des emplois par la transition écologique, par le développement de services collectifs, par la réduction du temps de travail, est possible et nécessaire. Si nous avions de l’emploi et des salaires, et pas des chômeurs et des travailleurs pauvres ou précarisés, il n’y aurait pas véritablement de problème d’équilibre financier des régimes des retraites.

Est-il envisageable que la France mène une telle politique alors qu’elle est tenue de respecter les règlements et traités européens ?

Il faut entrer en résistance. Je suis intervenu à un colloque sur le pôle public financier organisé par les syndicats du secteur financier qui veulent définir un chemin pour un pôle public autour d’institutions comme la Caisse des dépôts, la Banque de France, etc. Ils proposent de mobiliser l’épargne réglementée, les différents livrets d’épargne pour financer les investissements collectifs. Or, ils sont sous l’emprise d’une loi Sarkozy d’août 2008, prise sous la pression de Bruxelles qui voulait introduire de la concurrence dans la collecte du Livret A. Le nouveau gouvernement de Jean-Marc Ayrault a proposé de doubler le plafond du Livret A, ce qui est bien parce que cela va apporter des ressources supplémentaires, mais cela ne répond pas à l’essentiel du problème parce que cette collecte devrait être recentralisée vers la Caisse des dépôts. Pourquoi ne pas le faire ? Parce que Bruxelles ne l’autorisera pas au nom de la libre concurrence entre les institutions financières. On se heurte donc à cette Europe néolibérale de la concurrence libre et non faussée. Il faudra s’y affronter et, s’il le faut, aller vers une désobéissance qui serait alors nécessaire. Une France pour une politique de gauche devra désobéir aux instructions bruxelloises et à leur traduction dans les législations françaises. Cela me paraît évident. On verra par exemple le 17 juin, si les Grecs iront jusqu’au bout de leur volonté de refus de cette Europe néolibérale.

Les propositions de François Hollande, qui veut s’attaquer aux marchés financiers, sont-elles suffisantes ?

Je n’ai pas vu grand-chose de concret dans son programme. Il y a une loi bancaire plus ou moins promise et en gestation, qui organiserait notamment une séparation entre ce qui relève de la banque de dépôts et de la banque d’investissement. C’est une séparation qui existait dans le Glass Steagall Act de Roosevelt, puisque les mêmes causes ont les mêmes effets en 2012 comme en 1929. C’est une bonne chose mais c’est insuffisant, car il faut aussi s’attaquer à la libre circulation des capitaux en Europe et aux paradis fiscaux comme le Luxembourg. Il faut des mesures d’interdiction d’un certain nombre de pratiques spéculatives comme le high frequency trading. Ces mouvements purement spéculatifs n’apportent rien à l’économie réelle, il faut les réglementer, voire les interdire. Je n’ai pas vu dans le programme socialiste de mesures très fermes qui aillent dans ce sens.

Propos recueillis par Thierry Brun, Politis, 14 juin 2012.

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 14:37

Qu'on se le dise !

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 12:00

En direct de ReSPUBLICA...

 

il suffit de cliquer là

 

Pour une réorientation stratégique de la gauche de gauche

Mardi 12 juin 2012


Les citoyens français ont fourni par leur vote du premier tour des législatives du 10 juin 2012 un nouveau message. Il vient renforcer ceux, toujours valables, donnés lors des deux tours de l’élection présidentielle d’avril-mai 2012.1

Participation médiocre et analyse des voix exprimées

Mauvaise nouvelle pour la démocratie mais significatif, le retour à une abstention massive principalement dans les couches populaires ouvriers-employés. Avec près de 43 % toutes classes confondues (contre 35 % en 2002 et 39 % en 2007 au premier tour), on voit qu’une partie du peuple, principalement les couches populaires (53 % de la population), s’est mobilisée contre Nicolas Sarkozy et sa politique pour ensuite s’abstenir aux législatives. Malgré cela, il est probable que le gouvernement PS-EELV obtiendra la majorité absolue et disposera de toutes les manettes pour appliquer la politique de son choix.
Notons aussi que la droite néolibérale UMP compte encore beaucoup de soutiens malgré sa politique désastreuse pour le pays et ses citoyens. L’implantation en conviction du FN se poursuit. Les candidatures « gauche de gauche » hors du Front de gauche et les candidatures communistes anti-Front de gauche (de type Gérin) ont été balayées. Les saltimbanques de « l’extrémisme de l’extrême centre » nous ont montré a contrario que le centre ne relevait que de la croyance religieuse et que plus que jamais, c’est l’affrontement gauche-droite qui structurera la vie politique française. Les nostalgiques du gaullisme vont sans doute comprendre qu’ils ne peuvent plus avoir d’horizon depuis que les couches sociales qui en faisaient la base sont en extinction (petits commerçants, artisans, bourgeoisie nationale, etc.).
Bien que souhaitant la victoire du gouvernement PS-EELV au soir du 17 juin 2012 pour en finir avec le cycle Sarkozy (pas une voix ne doit manquer au candidat de gauche le mieux placé…), la question politique centrale va devenir très vite de savoir si ce gouvernement sera capable de tenir la barre dans le cyclone de la zone euro qui s’annonce. Car comme le dit Eric Toussaint, « le cyclone poursuit sa route dévastatrice ». Malgré mille milliards d’euros prêtés pour 3 ans à 1 % par la Banque centrale européenne (BCE) aux banques privées travaillant pour leurs actionnaires pour garantir le calme lors de la présidentielle française, malgré 150 milliards pour l’Irlande et le Portugal, 250 milliards pour la Grèce, voilà les 100 milliards pour l’Espagne(4e puissance économique de la zone euro) et ses banques dans le trou noir du krach immobilier espagnol ; et la question commence à se poser pour la 3e puissance économique de la zone euro, l’Italie. Est-il besoin d’être bac +35 pour comprendre que cela ne pourra pas durer éternellement ? D’autant que tous ces prêts n’ont absolument pas réglé la crise des liquidités pour l’économie réelle. Et la planche à billets ne pourra pas fonctionner ad vitam pour colmater les dégâts dûs aux néolibéraux de gauche et de droite.
Eh oui, il ne suffit pas que la gauche gagne les élections (même si nous souhaitons la victoire de la gauche le 17 juin en France, faut-il le rappeler !), il faut rompre avec les politiques antisociales et austéritaires en Europe, ces politiques antidémocratiques et césaristes, ces politiques d’alliances internationales antilaïques et de soutien aux intégrismes religieux.
Tout va se jouer très vite. Le 17 juin, nous verrons si le peuple grec donne le bonus électoral des 50 députés supplémentaires à Syriza - gauche anti-austéritaire grecque s’opposant au bloc néolibéral formé par la Nouvelle démocratie (droite néolibérale) et le Pasok (gauche néolibérale) - puis ce qui se passera au Sommet européen de la fin juin.

L’arrière-plan de la crise en Europe

Car la triple crise économique, financière et de la dette publique est en développement exponentiel et les rebouteux néolibéraux de droite comme de gauche ne font que courir après elle. Ces derniers organisent en spirale une succession de coups d’Etat contre la démocratie et la souveraineté populaire. Car les termes fédéralisme, démocratie, mutualisation ne sont utilisés par les médias aux ordres du néolibéralisme (les « nouveaux chiens de garde ») que pour masquer la réalité : le nouveau César européen mène la lutte de classe contre les peuples européens. Le Mécanisme européen de stabilité (MES) voté fin février 2012 grâce à un accord UMP-PS et le Traité pour la stabilité, la coopération et la gouvernance (TSCG en cours de ratification et de discussion à la fois) sont les premiers éléments de cette politique césariste européenne. Des propositions encore plus liberticides et austéritaires sont en préparation au prochain sommet de fin juin 2012. Il est important de dire ici que la nouvelle étape espagnole de la crise n’est en rien due à une dette publique provoquée par un Etat qui dépense trop, mais bien au transfert des dettes privées des banques à but lucratif pour leurs actionnaires vers la dette publique. Ecoutons Eric Toussaint : « En 2007, au moment où la crise a éclaté aux Etats-Unis et avant que l’Espagne n’y soit entraînée, la dette publique espagnole ne représentait que 36 % du Produit intérieur brut. L’Espagne était l’un des meilleurs élèves de la zone euro avec un taux d’endettement public nettement inférieur au 60 % prescrit par le traité de Maastricht, son solde budgétaire était positif (+1,9 % du PIB alors que Maastricht impose un maximum de 3 % de solde négatif). La dette publique espagnole ne représentait que 18 % de la dette totale du pays. Ce n’est pas du côté de la dette publique qu’il faut chercher, car la crise qui affecte l’Espagne a été directement provoquée par le secteur privé : le secteur immobilier et le secteur du crédit. » Une seule solution pour protéger l’épargne populaire des actifs toxiques - qui arrivent à échéance au fur et à mesure mais à flots continus - et financer l’économie réelle : il faut, entre autres, exproprier (sans indemnités pour les grands actionnaires mais en indemnisant tous les petits actionnaires) les banques privées à but lucratif pour les actionnaires et les transférer au secteur public sous contrôle citoyen. Et cet impératif va bien plus loin qu’un pôle public financier ! Est-ce que cela sera la position de François Hollande au sommet européen de la fin juin ? Nous le souhaitons mais admettez que nous pouvons nous interroger !

Quelles conséquences, quelles tâches pour la gauche de gauche ?

Revenons à la France. Les institutions de la Ve république vont araser la représentation légitime du Front de gauche qui a fait plus de 11 % à l’élection présidentielle et qui sera très loin de la soixantaine de députés qui représenterait ce pourcentage. Mais l’autre raison de la faible représentation du Front de gauche dans la prochaine assemblée nationale est la faible intégration tant des centaines de candidats du Front de gauche que des partis constitutifs du Front de gauche dans la proximité populaire. Le ratio votes législatifs / votes des présidentielles est de 62 % pour le Front de gauche (malgré les bastions communistes municipaux et départementaux) contre 77 % pour le Front national (sans bastions municipaux). L’ancrage du Front de gauche est donc insuffisant par rapport à celui du Front national, et on voit que les bastions municipaux du PCF n’ont pas eu l’influence attendue. Voilà qui devrait faire réfléchir ceux qui ont pour seul horizon les municipales de 2014 !…
Il y a deux attitudes face à cette situation : soit arrêter la politique de rupture envers le néolibéralisme et rejoindre EELV, le PRG et le MRC et devenir un nouveau satellite du système PS, soit réorienter la stratégie du Front de gauche. Car c’est bien la stratégie qu’il faut réorienter et non pas la ligne politique sur le fond. Cette réorientation stratégique appelle à définir l’éducation populaire comme priorité de la période avec comme objectif d’ancrer des centaines de candidats potentiels et des milliers de militants dans les couches populaires (53 % de la population) et les couches moyennes intermédiaires (24 % de la population). La gauche de gauche n’est plus crédible si elle pense qu’elle peut marquer sa différence sur le fond des sujets traités sans également repenser sa stratégie et donc la façon dont elle intervient. La priorité n’est pas de convaincre le gouvernement et ses clubs (Terra Nova ou similaires) d’idées meilleures. Il faut armer politiquement le peuple et donc commencer par s’armer soi-même. Pour cela, quelques pistes :

  • Il faut répondre sérieusement aux demandes d’adhésion au Front de gauche qui ont pullulé dans la campagne présidentielle autour du candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon  et qui ne sont pas satisfaites de la réponse « il suffit d’adhérer à l’une des organisations du Front de gauche ». Et aussi donner à ceux qui ne se retrouvent pas dans les partis existants mais sont actifs dans les fronts de mobilisation ou de refus divers des raisons de croire aux possibilités d’action et de représentation de la militance.
  • Il faut ne plus se satisfaire de la distribution de tracts sur les marchés, de la réunion publique électorale sans suite et des « grands-messes » au coin du feu entre adhérents. C’est donc d’une vraie campagne multiforme d’éducation populaire dans la proximité - tant vers les responsables politiques, militants et adhérents que vers les sympathisants et citoyens éclairés - que nous avons besoin : clarification de la bataille pour l’hégémonie culturelle et pas seulement politique, stages de formation opérationnels y compris sur les formes d’intervention, multiplication des réunions de type “Tupperware” animées par un-e militant-e local-e formé-e, interventions culturelles et politiques sur tous les médias à notre disposition, élargissement vigoureux de l’action militante dans le mouvement social qui restera la base de la résistance au néolibéralisme dans les mois qui viennent, etc.


 

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 19:00

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 12:00

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 18:00

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