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Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne nos comptes rendus du Conseil Municipal, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui participent à l'activité de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, militants de la France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

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Etienne Doussain 

 

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Contact "Noisy Solidaire, à gauche vraiment !"

onaledroitdevoirrouge@orange.fr

12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 12:00

Le temps qui passe ne se rattrape jamais alors le temps de donner son avis est venu. Le mien tout au moins…, restons modeste !

Alors, voilà, je ne pourrai pas voter, ni pour Michel Pajon, ni pour son suppléant Emmanuel Constant, au second tour de l’élection législative. On me dira, Etienne, ce n’est pas sérieux, faut battre la droite ; l’important, c’est le rapport de force à l’assemblée nationale ; de ne pas faire entrer par la fenêtre de la cohabitation, ce que l’on a viré par la porte de l’élection présidentielle. Ce n’est pas la querelle de personne qui doit l’emporter, c’est la politique qui sera menée dans l’intérêt de la population…

Ne pas en faire une affaire personnelle ? Que diable ! Mais il s’agit du fondement même de l’acte citoyen, celui du choix individuel, celui de l’engagement propre d’un homme ou d’une femme parmi les autres…

Mieux encore, on me permettra de croire en la circonstance au libre arbitre et à la liberté de conscience… Or j’ai décidé de ne manquer, ni de l’un, ni de l’autre, et l’on m’accordera que cela fait déjà un moment déjà que j’y prétends dans le débat public.

Un peu mégalo, l’Etienne, en ce moment, v’là qui se met à penser que sa voix en vaut bien celle d’un autre ! Eh bien, oui, ma voix vaut bien celle du député sortant et, pour le coup, match nul !

Un peu de sérieux, sacrebleu, le droit de vote ne doit pas être galvaudé. Trop de souffrance pour l’obtenir et le défendre, à gauche en particulier… Nos aînés s’en offusqueraient à juste cause de droits acquis de haute lutte et ils auraient raison. Mais est-ce à dire que l’on aurait plus le droit de croire que sous un paravent de gauche ne peuvent pas se cacher des pratiques ou des attitudes plus que contestables ? Voire que la rancune ou le doute n’ont pas de place au cœur de l’agora des citoyens ? Rancune, vous avez rancune ?  Doute, vous avez dit doute ?

C’est donc bien de cela qu’il s’agit ? Alors là, cela devient petit … Un peu de hauteur de vue vous ferait du bien, Sieur Doussain… Sans doute, mais je ne peux pas, M’sieur, même si cela m’est expliqué avec beaucoup de pédagogie, la trop célèbre pédagogie municipale noiséenne !

Que voulez-vous, se prendre un procès pour injures à propos de Noisy Résidence, cela laisse des traces …, de septembre 2008 à janvier 2012 pour être précis.

Le fait que le député-maire a été débouté dès le premier jugement, puis en appel en janvier 2012 –  car il a fait appel, le tout aux frais du contribuable comme à chaque fois – , le fait qu’il n’ait pas choisi de se pourvoir en cassation confirment que le fond de l’écrit incriminé par blog interposé n’était pas injurieux et que cette succession de faits ne peut pas lever dorénavant la rancune et le doute politiques.

Et pourquoi en serait-il autrement, je vous le demande, quand en lieu et place du débat public, un député-maire décide de faire parler la justice contre un opposant politique de gauche, élu lui aussi, qui conteste son point de vue, d’abord sur l’interprétation d’un triste fait de société et, dans la foulée, sur les conclusions qu’il en tire aux noms de tous les habitants qu’il est censé représenter ? Avouons que par ces temps d’alternance politique désirée, on peut en rester pantois…

C’est ainsi que me débattant dans mes propres turpitudes, je m’interroge, encore et encore. Si mes propos n’ont pas été condamnés par la Justice de mon pays, c’est que j’avais le droit de penser ce que je pensais. Que j’avais le droit de dire ce que je pensais devoir dire à la lecture de la lettre que le député-maire avait largement rendu public, y compris en la distribuant, d’abord à la presse, puis à l’attention des habitants des immeubles qui jouxtent Noisy-Résidence.

Si c’est ainsi, j’ai donc le droit de penser que le procès fait à mon encontre n’était qu’un rideau de fumée destiné à m’occuper quelques journées – j’en témoigne –, à coûter quelques milliers d’euros et que le fond de l’affaire finalement garde sa pertinence encore aujourd’hui.

Si c’est ainsi, j’ai donc le droit de considérer – et le droit l’a dit – que les propos par lesquels je contestais l’attitude politique d’un élu qui revendique son appartenance à gauche n’étaient pas insultants et qu’il y a toujours lieu de s’interroger sur l’attitude qu’aurait pu avoir un élu de droite dans une situation identique, ce qui, à l’occasion de la séquence électorale que nous venons de vivre et de ses outrances xénophobes, la Présidentielle, me laisse toujours dans un état de torpeur politique…sans nom, sinon celui de la sidération que peut imposer parfois la honte.

Mais chacun en jugera puisque l’article poursuivi de « On a le droit de voir rouge » est de nouveau en ligne, accompagné des courriers de Monsieur le Député-maire, la Justice n’ayant pas interdit de le faire.

Voyage en Pajonie ordinaire (aout 2008) ... Nombreux d’entre nous s’étaient émus fin mai du drame qui s’était produit au Mont d’Est, drame au cours duquel une maman dépressive, hébergée par la résidence de tourisme Noisy Résidence, avait mortellement défenestré son bébé. L’horreur d’un tel geste suffisait sans que des commentaires ou des affirmations nauséabondes viennent en rajouter. C’est pourtant ce que le maire de Noisy le Grand avait choisi de faire, le Parisien ayant sommairement relayé la prose de ce dernier adressée au préfet de Seine Saint Denis. Par lettre du 25 juin, soit un mois après ce triste évènement, les habitants de la Closerie du Mont d’Est et du Clos des Cascades ont reçus une lettre de l’édile accompagnée d’une copie de celle communiquée au préfet au bon soin de la ville. Nous avons donc pris connaissance de l’intégralité du courrier évoqué par le Parisien le 29 mai et, le moins que l’on puisse dire, c’est « quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ». Affligeant et, pour plusieurs parmi nous, répugnant … à un point où l’on se demande ce qu’aurait pu écrire, par exemple, Monsieur Bompart, maire d’Orange, ex Front National, dans de telles circonstances. Peut-être n’aurait-il pas pu faire mieux ? Comment un élu qui prétend représenter une formation de gauche, formation qui prétend aux plus grandes responsabilités, a pu se laisser aller d’une façon aussi lamentable ?  Se poser la question, c’est peut-être trouver une réponse inattendue : être membre du Parti Socialiste, être député de surcroit, ne garantit pas de ne pas être d’accord avec la politique de Brice Hortefeux et de Nicolas Sarkozy en matière d’immigration… Fameuse « misère du monde » chère à Michel Rocard… mais faut-il ne pas franchir le pas dans la délation pure et simple sous couvert de responsabilité, surtout à partir d’un triste fait divers par lequel l’équation « immigration – pauvreté – délinquance – prostitution » devient le motif d’une chasse aux sorcières. C’est pourtant chose faite à Noisy le Grand en Pajonie ordinaire ! Sauf que la Pajonie, ce n’est pas tous les Noiséens et toutes les Noiséennes… Rappelons que moins d’un électeur sur quatre a désigné Michel Pajon pour la fonction de maire qu’il occupe pour la troisième fois. A ce titre, nous qui faisons partie du groupe des trois autres Noiséens sur quatre, nous lui dénions le droit d’écrire en notre nom de pareilles infamies ! Qu’on en juge par les extraits, eux même en gras dans le corps de la lettre, de cette douteuse prose municipale, alors qu’il s’agit de 30 familles hébergées sur les 160 logements que compte la résidence ! « …j’ai dénoncé avec la plus extrême vigueur la concentration de personnes sans ressources au sein de cette résidence de tourisme qui héberge essentiellement des personnes envoyés par les services sociaux, et notamment des familles demandeuses d’asile en attente du statut de réfugiés . » Plus loin, on apprend que le maire a « adressé un nouveau courrier au Préfet afin de lui demander de prendre des sanctions à l’encontre du gestionnaire de cet établissement et de procéder à la radiation de l’établissement Noisy Résidence en tant que résidence de tourisme… » Mais le pire est à venir au cœur du dit nouveau courrier puisque l’on apprend que les 30 familles sont orientées par des organismes officiels, la Coordination d’Accueil des Familles Demandeuses d’Asile … et du SAMU Social de Paris, organismes dont on aurait pu croire que Michel Pajon connaissait parfaitement la mission, celles d’aider notamment des familles en difficulté ! Mais malheur aux pauvres quand on est député « socialiste » de la 13ème circonscription de Seine Saint Denis … Qu’on en juge, encore et encore, par les termes employés, en gras ou non, au fil des paragraphes de la lettre au Préfet ! Ainsi, Monsieur le maire s’est « rendu compte du nombre important et inhabituel de familles demandeuses d’asile en attente du statut de réfugiés… ». Qu’après « plusieurs visites sur le site, il s’avère que cette résidence est devenue un véritable foyer d’hébergement des familles en attente du statut de réfugiés ou en situation irrégulière au regard du droit des étrangers en France (sic)… ». Vous avez bien lu et le plus infamant suit ! Ainsi « la concentration, dans un même lieu, de ces familles (selon la lettre du maire, 30 familles !) issues essentiellement de l’immigration, sans emploi et sans ressources, conduit inéluctablement à la création de communautés exclues du territoire sur lequel elles vivent et sur lequel elles pratiquent des actes plus ou moins délictueux pour pouvoir survivre »… D’autres propos étant de la même teneur, nous contenterons, tellement la nausée nous serre la gorge, de vous renvoyer à la lecture de dite lettre au moyen des liens ci-dessous.

Tout y passe,  « de la constitution rampante de ghetto au  foyer Aftam ou de l’équilibre économique et social d’un site vital pour Noisy le Grand et l’Est parisien à [ce] que ne soit jamais constitué ni un foyer accueillant des populations migrantes ni une zone d’attente pour demandeurs d’asile sur le territoire de Noisy le Grand…». Pensez donc, 30 familles pour plus de 60 000 habitants, il faut sonner le tocsin et bouter l’étranger, faiseur de désordres, hors de notre bonne ville à nous, à lui ! Pauvre gosse innocent, pauvre maman malade, pauvre papa impuissant devant l’horreur, votre terrible drame familial, non seulement, a endeuillé votre vie définitivement mais en plus, il aura déclenché un appel à une opération de basse police aux relents … pétainistes … Insupportable et écœurant !!! Mais que font les militant(e)s socialistes dans cette ville ? Ils se taisent ? Doit-on crier "Jaures, réveilles toi, ils sont devenus fous" ?
Etienne DOUSSAIN Conseiller municipal « Noisy Solidaire – à gauche, vraiment ! »

Vous me direz, d’accord, pour le député sortant, on a compris, mais pour son futur suppléant, qu’a-t-il à voir avec cette rancune et ce doute politiques qui te taraudent ?

Je vous dirai, rien dans l’absolu, sauf le silence. Et il est des silences qui pèsent autant qu’une lettre rendue publique aux noms des noiséens - ce qui fut le cas puisque rédigée sur papier officiel de la commune. Pas de réaction du colistier, lui comme d’autres, d’ailleurs, nada…

Est-ce à dire que c’est la même chose ? Je ne peux répondre à cette question, cela appartient à ce futur suppléant, et aux autres, d’ailleurs, des Verts au MRC. Moi, je ne peux que constater le silence, or je considère que ce dernier a du sens. L’adage ne dit-il pas, « qui ne dit mot, consent » ?

Et puis, je ne vous le cacherai pas, il y a un autre motif de doute politique. Autant en parler franchement. Z’ont pas de chance tous les deux, ils cumulent et n’ont jamais envisagé, pas une seconde visiblement, la rotation des mandats. En tout cas, rien dans la profession de foi qui indiquerait le contraire. L’un est maire depuis 1995, député depuis 1996, l’autre adjoint-au-maire depuis la même date et conseiller général depuis 1998. De vrais professionnels, en somme !

Pourtant, il se murmure que pour cette élection – position nationale du parti Socialiste oblige – le député-maire serait obligé de choisir et qu’une future loi l’y contraindrait au profit, peut-on penser, de son suppléant mais, avouons, là encore, que ce possible, mais non avéré, mouvement de chaise musicale ne changera pas la réalité passée – de 1995 à 2012, cela fait un bail – et, qu’enfin, nous ignorons complètement ce que seront les choix du dit suppléant qui, en matière de cumul, a appris aussi à s’y connaître depuis 1998. Faut-il d’ailleurs qu’il soit appelé réellement à suppléer car là, la messe n’est pas encore dite !

Or, moi, je suis résolument partisan, un, de l’interdiction totale du cumul de mandat, deux, de la rotation obligatoire des mandats après deux élections successives. Place aux citoyens, stop à la professionnalisation sans limite de la vie politique, c’est mon crédo du moment, j’y tiens et je ne suis pas seul à le penser.

Vous comprendrez d’autant plus que dans le doute, sans parler de cette mesquine rancune politique, j’en conviens (mais il n’y a pas de mal à se faire plaisir…), je ne puisse que m’abstenir ou voter blanc bonnet et bonnet blanc…Je note d'ailleurs que plus 48% des noiséens en ont fait de même pour le 1er tour de scrutin, le 10 juin 2012, ce qui n'est joyeux pour aucun des candidats !

Pour autant, des ennuis peuvent parfois découler un moment heureux. Dans cette affaire de procès pour injures, la solidarité n’a pas faibli. Pas celle des élus de la majorité municipale qui n’ont pas pipés mot, qu’ils soient Vert, PS ou MRC, faut-il le répéter…

Non, celle de nombreux noiséens, et au-delà, qui m’ont soutenu sans hésiter dans ce moment politique désagréable, notamment en apportant leur contribution financière aux frais d’avocat qui m’ont été imposés.

Que dire, sinon merci, et encore merci à eux et à l’avocate qui a défendu ma cause ! Il est certain que ma position de modeste conseiller municipal, persifleur sans doute, était moins confortable que celle d’un maire qui, procès après procès, souvent perdus (car, il y en a eu plusieurs contre des noiséens), fait prendre en charge l’addition par la collectivité. Sans état d’âme, ainsi qu’il me l’a confirmé après une question diverse à ce sujet lors d’un conseil municipal récent !

Belle conclusion, en somme … Ne serait-ce que pour une telle réponse, pourquoi voudriez-vous que, moi aussi, j’ai des états d’âme à ne pas voter Michel Pajon, le 17 juin prochain ?

Mais que personne n’en doute, je ne voterai pas UMP, non plus…et tout ceci n’est qu’une position personnelle qui n’engage, bien évidemment, que moi et personne d'autre !

Etienne Doussain

Conseiller municipal d’opposition

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 11:00

Logo.JPGJeudi 31 mai 2012, les V.I.P. de Noisy le Grand sont de sortie, le conseil municipal de la capitale de l’Est parisien se réunit. Du beau monde, de l’importance, un bel ordre du jour bien long, un public averti et des militants syndicalistes qui distribuent une lettre ouverte à Monsieur le Maire à l’entrée du bâtiment à propos de la nouvelle bourse du travail, le décor est planté pour la soirée.

Normalement, on ne devrait pas s’ennuyer ! Faut voir…

Par pure bonté à votre égard, chers lecteurs, passons sur les délibérations du quotidien noiséen, d’équipements sous fond d’appels d’offre ou d’avenants divers… Allons dans le dur immédiatement !

Délibération n°3 portant sur une demande de subvention pour la réalisation d’une étude portant sur le pôle commercial du Champy.

Le contenu de la délibération étant assez lénifiant, nous avons cru nécessaire de dire ce qui suit : Une question à propos de ce dossier, Monsieur le Maire, nul doute que l’évolution du pôle commercial doit être suivie avec attention. Malgré la dernière opération d’amélioration de l’espace public et des parkings, il y a quelques années et ce n’est pas si vieux, chacun peut vérifier aujourd’hui que la dalle du Champy et ses commerces ne sont pas des plus attractifs. Donc la question de la réalisation d’une étude peut être posée. Pour autant, nous pensons que la délibération de ce soir n’en dit pas assez. Comment ignorer le Grand Paris et le Cluster ? Même si  vraisemblablement, le nouveau gouvernement voudra revisiter les projets en cours, il y a de fortes chances que le quartier du Champy dans son ensemble subisse une forte mutation dans les années à venir. C’est aussi pour cela, Monsieur le Maire, que vous avez, dans le même secteur, décidé  d’un périmètre d’étude avec droit de préemption renforcé. C’est aussi pour cela que la Zone Industrielle des Richardets est l’objet de vos attentions.  Comment oublier aussi le projet de ZAC au Clos d’Ambert et son impact sur ce bassin de vie. On peut le comprendre, y compris être d’accord avec la logique de l’étude mais souhaitons en savoir plus et avoir notamment à quel moment la population sera associée à ce qui se profile dans les 5 à 10 ans à venir…

La réponse du maire fuse et confirme que derrière un dossier anodin se trouve bel et bien la question du devenir du quartier à l’horizon de 5 à 10 ans. Et de nous dire qu’un gros projet est en préparation dont on ne peut pas parler maintenant … Les habitants du Champy dans ce projet ? Nous n’en serons rien ce soir là !_0919.jpg

Délibérations n° 6 et 7 portant sur l’approbation des comptes 2011, gestion Ville, Assainissement, Cinéma.

 Un sujet en or si l’on en juge par le résultat et l’actif de la ville, alors nous sommes exprimés ainsi : Un constat rapide, Monsieur le Maire, ou plutôt une confirmation : Noisy le Grand va bien et les marges de manœuvres restent solides. Vous allez nous dire que vous avez bien géré. Nous n’en doutons pas. Ce dont nous doutons, c’est de votre obstination à ne pas vouloir amplifier l’action sociale indispensable dont une part grandissante de la population de notre ville a besoin. Une commune a aussi la fonction d’aider à amortir sur le plan social, les conséquences de la crise sociale et financière. Qui peut mieux le faire dans la proximité, même si tout n’incombe pas, bien entendu aux collectivités locales ? Nous vous avons déjà fait plusieurs propositions, sans succès. Nous n’y reviendrons pas. Par contre, ce que nous voyons dans ces comptes de résultat, c’est que le Monopoly continue, à grande échelle, d’ailleurs, en 2011 avec 16 millions d’euros d’acquisitions foncières. Ce que nous voyons, c’est que malgré les coupes imposées par le gouvernement Fillon, y compris avec les conséquences dommageables de la réforme de la Taxe Professionnelle qui entraine une baisse significative des produits de la fiscalité locale en les faisant passer de 76 millions  500 euros à 74 millions 200 euros entre 2010 et 2011, malgré le gel avéré des dotations cumulées de l’Etat qui restent quasiment équivalentes d’un exercice sur l’autre, le résultat final de la gestion 2011 de notre ville, c’est + 25 millions 800 euros d’excédent sur le fonctionnement, plus modestement 3 millions d’euros sur l’investissement, bien entendu, en tenant compte des chantiers en cours. Alors, même si la facture de l’endettement progresse logiquement en raison des opérations d’équipements en cours, mais aussi sans doute du coût de l’argent plus important dorénavant pour les collectivités locales, oui, Monsieur le Maire, nous prétendons qu’il est possible de faire encore mieux en ne transférant pas sur les ménages noiséens des charges supplémentaires, notamment dans l’augmentation systématique de la facturation des services qui leur sont dues. Oui, Monsieur le Maire, nous prétendons qu’il y a de quoi soutenir encore plus la vie associative dans les quartiers, y compris toutes les initiatives en faveur de l’éducation et de l’emploi. Nous prétendons même sur la question douloureuse du logement social, que la ville peut consentir des efforts encore plus importants pour les plus vulnérables. Le diagnostic du Plan Local de l’Habitat ne dit-il pas que 31% des noiséens serait éligible au dispositif PLAI ? Et sur le plan de la défense du service public, nous prétendons encore et encore que la ville n’est pas à la hauteur de ses possibilités. D’ailleurs, les 0,28% d’augmentation de la masse salariale entre 2010 et 2011 témoignent largement de la compression des dépenses – le budget prévoyait 3% de mémoire –, alors même que les délégations au secteur privé fleurissent dans notre ville. Monsieur le Maire, vous le savez, nous le savons, Noisy le Grand n’est pas Clichy, ni Montfermeil, villes qui voudraient bien avoir notre aisance ! Raison de plus, tout en étant solidaire - question qui mérite d’être posée dans une intercommunalité de bon sens – pour améliorer le quotidien des noiséens et amplifier l’action municipale en faveur de la population que la crise fragilise de plus en plus… C’est cela, pour nous, le changement maintenant  !

Notre édile préféré a cru bon de répondre pour la énième fois, en toute simplicité, sans aucune suffisance mais vraiment aucune, qu’il avait l’impression que les bons résultats de la ville nous embêtait et que l’on pourrait croire que nous préférerions que la gestion de Noisy le Grand soit mauvaise… Nous lui laissons la responsabilité de ne pas répondre à notre interpellation sur le fond. Vive le Monopoly noiséen mais rien ou peu pour le quotidien des habitants, voila la seule ambition qui vaille dans notre bonne ville ! Grâce au foncier, nous sommes riches. Grâce aux bureaux, nous aurons les moyens de faire du social…mais plus tard. Faudra-t-il encore vendre les bureaux !

Délibération n°8 : Approbation du bilan des acquisitions et cessions immobilières :

Nous avons dit ça : Une question à ce sujet, Monsieur le Maire, le compte de résultat de la ville fait apparaitre un total d’acquisition pour un montant de 16 millions 511 857 euros. La liste des acquisitions foncières mentionnée dans cette délibération fait apparaitre, sans compter les acquisitions foncières réalisées par l’Etablissement Public Foncier d’Ile de France qui s’élève à 2 millions 410 000 euros, la somme de 17 millions 718 738 euros, donc une différence de 1 million 206 881 euros. Si l’on prend en compte les acquisitions de l’Etablissement Public, le delta s’élève à 3 millions 616 881 euros. Pourquoi cette différence entre le compte de résultat et le bilan qui nous est soumis ce soir ? Concernant les cessions, même chose, sauf erreur de notre part, le compte de résultat mentionne la somme de 5 millions 739 196 euros alors que le montant des cessions du bilan fait apparaitre la somme de 6 millions 197 489 euros, donc une différence de 458 293 euros. Il y a certainement, là aussi, une explication technique.

Désolé, nous ne savions pas que ce tableau reproduisait des chiffres TTC, alors que le compte de gestion Ville les mentionne en HT. Il faut donc rechercher la TVA, ailleurs. Pas facile, la vie d’un petit conseiller municipal d’opposition.pochoir2_pms500.jpg

Délibération n°9 : Protocole d’accord entre la SNC Horizon 2, Epamarne et la ville :

Un sujet de la plus haute importance compte tenu de ce qui précède ! Des bureaux, des bureaux… pour enfin réussir ce que l’Etat avait promis, il y a près de 35 ans. Dans le doute, on a eu envie de s’exprimer ainsi mais d’autres l’ont fait avant nous à leur façon. Disons qu’on en laisse la trace … Encore, une question à ce sujet, Monsieur le Maire, après la signature du protocole de retrait d’Epamarne, il est logique que les opérations prévues initialement avec cet opérateur soient revisitées. Nous l’avons bien compris. Par contre, entre l’ancien protocole passé entre la SNC Horizon 2 et Epamarne et celui soumis à notre approbation, vous souhaitez faire passer de 38 000 m² de SHON à 56 000 m² maximum, soit 17 000 m² supplémentaire l’emprise proposée pour la réalisation d’immeubles de bureaux. Or, il n’a échappé à personne que la période ne semble pas favorable à une reprise de l’activité économique. D’aucun n’hésite pas à parler sinon de fort ralentissement, mais de récession. Il n’est pas question de jouer les oiseaux de mauvais augures. Pour autant, force est de constater que depuis juillet 1991, la SNC Horizon 2 et Epamarne n’ont pas réussi à concrétiser le premier projet et que la conjoncture n’est pas des plus aisées, sans parler du stock de bureaux disponibles en Ile de France et en Seine Saint Denis. Il est vrai que l’arrivée du Lycée International dans ce secteur est susceptible de doper la demande mais avez-vous des informations à nous communiquer qui fondent raisonnablement un espoir de réussite dans cette nouvelle opération dont la ville porte dorénavant seule la responsabilité ?

Rien de très nouveau dans la réponse. Vive la capitale de l’Est Parisien qui aura les moyens qu’Epamarne n’a pas été capable de lui procurer depuis 1975… A la question posée sur la mévente des bureaux, en Ile de France, nous aurons eu le droit à une charge contre la ville de Saint Denis, trop bien dotée, mais rien de très précis sur les perspectives noiséennes, si ce n’est que nous sommes les plus forts, les plus beaux et que la conjoncture économique n’a qu’à bien se tenir !

Délibération n°11 : Avenant n°2 à la convention d’intervention foncière avec l’Etablissement Public Foncier d’Ile de France portant sur le site dit du Clos d’Ambert :

Un sujet qui fâche tant le  désaccord est connu à propos de la densification urbaine. Alors notre intervention aurait pu se résumer à cela mais compte tenu de ce que savons déjà, nous nous sommes contentés d’écouter la réponse habituelle de Monsieur le Maire.

Ce que n’avons pas lu : Vous nous proposez pour la seconde fois de proroger la convention d’intervention foncière passée avec l’Etablissement Public Foncier d’Ile de France pour achever la maitrise foncière de l’îlot dit du Clos d’Ambert, le tout pour pouvoir mener à bien l’opération d’aménagement de 1200 logements, via la Socaren. Vous connaissez notre opposition à cette densification et à ses conséquences urbaines pour la qualité de vie de tous les noiséens. Par contre, repousser d’un an encore la convention, soit à août 2013, signifie-t-il que l’Etablissement Public et la Ville rencontrent des difficultés particulières ? Y-a-t-il des réticences de la part des promoteurs à s’engager dans une telle opération en raison du contexte économique qui motiverait une attitude prudente de votre part ? Merci de nous éclairer.

La réponse reste la même. Densifions, densifions, il en restera toujours quelque chose. Le débat est loin d’être clos, sans mauvais jeu de mot, pour autant. La preuve ? Il faut prolonger la convention d’année en année, tant l’incertitude du marché de l’immobilier pèse, même si la Présidence Hollande et le nouveau gouvernement pourraient changer la donne.

Délibération n°15 : aliénation de parcelles communales sises avenue Emile Cossonneau

Ci-joint notre intervention : Deux précisions, s’il vous plait sur cette délibération. Les parcelles dont il est question ce soir correspondent à l’ancienne usine de fabrication de peinture Ever. Or, si la dépollution du site a été réalisée sans que ne subsiste a priori de risque comme l’indique les documents joints citant la Société SITA REMEDIATION et le contrôle du bureau d’étude IDDEA, reste toutefois, peut-être, le principe de précaution. Aussi, nous interrogeons sur la pertinence de cette opération. Fallait-il en effet sur un tel site prévoir la construction de logements et engager ainsi la responsabilité de la ville ? Par ailleurs, dans l’opération projetée de 115 logements seraient prévus, dont 50 dits sociaux et l’étude du dossier remis fait apparaitre qu’au titre des logements sociaux, 10% d’entre eux, soit 5 logements, entreront dans le dispositif PLAI alors que nous savons dorénavant grâce au diagnostic établi pour le Plan Local de l’Habitat que 31% des ménages de Noisy le Grand seraient éligibles à ce même dispositif. Nous pensons qu’il faut tenir compte de cette donnée dans chaque opération que la ville souhaite encourager et nous regrettons, même si nous maintenons nos réserves au titre du principe de précaution, que le nombre de logement de type PLAI soit aussi réduit.

Pourtant notre intervention ne faisait qu’en appeler à la prudence et ne faisait que relever le peu de logement en PLAI, pourtant, pourtant, pourtant… mais notre bêtise était de trop, nous n’avions rien compris au beau projet de densification urbaine qui se dessine sur le périmètre Gournay-Cossonneau. Po’vres de nous ! Quand à la pollution ? Tout a été fait...

Délibération n°16 : autorisation de dépôt d’une demande de permis de construire, av. Montaigne_0902.jpg

C’est aussi, c’était du dur ! Ce qu’il faut dire quand même à propos de cette délibération et de la suivante, c’est que le Maire nous a gratifiés d’une intervention qui se voulait « pédagogique » –  c’est le mot d’un ancien professeur dit-il lui-même – d’un ton globalement méprisant et suffisant qui en aurait mis plus d’un hors de lui. Nous avons donc demandé expressément que cessent ces comportements méprisants, voire insultants à l’égard des conseillers municipaux qui méritent autant que lui, pensons-nous, respect et considération. Faudra-t-il chasser le  naturel pour qu’il ne revienne pas au galop ?  Nous verrons bien …

Ce que nous avons dit : Voila donc le nouvel angle d’attaque que vous vous apprêtez à mettre en œuvre sur le quartier de Bas Heurts, la technique de l’encerclement du village gaulois ! Une opération par-ci, une opération par-là et le tour serait joué en saucissonnant le quartier par petite tranche… Faut dire qu’il peut-être un peu d’urgence pour les finances de la Socaren. Pourtant il se murmure même que le projet des 3F, avenue Montaigne, n’aurait pas vos faveurs architecturales et pourtant vous nous soumettez une délibération pour dépôt de permis de construire. Visiblement, il vaut mieux conserver plusieurs fers au feu ! A quand un permis de construire pour Montoit dans le même secteur ? Alors, Monsieur le Maire, là où nous en sommes de l’échec patent d’urbanisation de ce secteur depuis 2004, nous voulons en savoir plus et connaitre précisément la vision d’aménagement que vous comptez mettre en œuvre sur les secteurs conjoints, c’est une évidence, de Maille Horizon, dans sa partie basse au moins, et du Clos aux Biches. Comptez-vous contourner la difficulté, qui réside essentiellement dans votre refus d’ouvrir un véritable dialogue avec tous les opposants à cette densification urbaine à marche forcée, en procédant par étape successive ? D’abord l’avenue Montaigne, puis des opérations ciblées sur les terrains de la ville, de la Socaren et de l’Etablissement Public Foncier d’Ile de France, en modifiant au passage une nouvelle fois le PLU pour évacuer la zone pavillonnaire UC ?   Y-a-t-il d’autres études qui seraient dans le cartons et n’auraient pas été communiquées à notre conseil ? Vous vous doutez bien, Monsieur le Maire, que tout ce que vous nous direz ce soir nous intéressera au plus haut point. Merci d’avance

La réponse ne s’est pas fait attendre. Grosse colère du maire qui en profite pour en mettre plein la musette de l’inévitable Monsieur Cassé des Bas Heurts et celle du représentant de la commune de Gournay au sein du conseil d’administration de la SPL Socaren. Z’étaient pour rien, les bougres, mais ils étaient suspects d’un manque de discrétion – d’un excès de transparence peut-être ? – en tout cas suspects d’avoir transmis des informations sensibles à des conseillers municipaux de l’opposition. Quelle erreur, Monsieur le Maire, il suffit de regarder un plan et de se souvenir des appels d’offre déjà lancés pour constater que les grandes manœuvres ont recommencé sur ce secteur, toujours sans concertation. Le contraire nous aurait étonné même si nous constatons que les « amateurs » de l’école d’architecture de la Villette, dixit le même maire, avaient eu raison d’imaginer que Mailles Horizon et que l’emprise du quartier des Bas Heurts pouvaient se fondre dans un projet commun d’urbanisme. Bref, celui qui sait ne supporte pas que d’autres cherchent à savoir ! Dommage, la concertation et le moment d’intelligence collective attendront …

Délibération n° 21 : Délégation de service public pour l’exploitation du parking silo du Pavé Neuf, saisine de la commission consultative des services publics locaux.collectif

Nous n’avons rien dit mais au moins nous avons le plaisir de subodorer que la défense du service public est un véritable objectif de la majorité municipale. Qui sera l’heureux élu ? La société Vinci, pour compléter la gestion de parcmètres ? Faut laisser le boulot à ceux qui savent le faire ! Pas d’amateurisme. Les parkings silos ? On fera comme pour les jardins Morano ou la restauration scolaire et la future piscine …on privatisera...

Délibération n° 40 : avenant n°2 relatif à l’élaboration et au suivi de l’opération programmée d’amélioration de l’habitat et des plans de sauvegarde dans le quartier du Pavé Neuf.

Ayant été interpellé sur un sujet qui s’inscrivait bien dans le motif de cette délibération, nous avons fait l’intervention suivante : Ce dossier important a attiré notre attention. Non pas, pour une critique particulière, je tiens à vous rassurer, mais pour l’interrogation suivante. Nous avons été interpellés par l’association Aide au Développement des Quartiers, il y a plusieurs semaines. Cette association s’est donnée pour objectif de créer une structure d’insertion par l’activité économique dans le domaine du bâtiment second œuvre. Deux raisons motivent notre interpellation de ce soir. La première, c’est que la Région Ile de France a déjà donné un engagement financier à cette association pour réaliser une étude de marché et de faisabilité pour son projet d’insertion par l’économique. Comme vous le savez, il est classique en matière de subvention que soit requis l’intervention d’une autre partenaire, et souvent une autre collectivité. N’y-a-t-il pas là une opportunité pour la ville de soutenir concrètement ce projet noiséen ? La seconde raison, c’est dans l’hypothèse d’un soutien de la ville de Noisy le Grand à ce projet, n’y-a-t-il pas là encore un partenariat à imaginer dans le cadre de l’opération d’amélioration de l’habitat et des plans de sauvegarde, le tout permettant finalement de faire vivre concrètement une clause sociale dans le cadre de cette opération d’amélioration qui concernerait en priorité l’emploi de jeunes noiséens peu qualifiés au départ ?

La réponse fut emberlificotée mais réelle. Oui, on peut contacter cette association et voir comment l’inscrire dans le processus de rénovation urbaine prévue dans ce quartier. Non, la clause sociale imposée par l’ANRU n’est pas forcément une bonne chose… Aurions-nous dit que l’insertion par l’économique devait se faire au rabais ? Nous, nous pensons seulement qu’il faut aider toutes les initiatives qui semblent aller dans un bon sens. Cela ne veut pas dire qu’il faut faire n’importe quoi, surtout pas lorsqu’il est question d’emploi ! On verra la suite donnée …

Avant les questions diverses, par principe, nous nous sommes abstenus sur diverses augmentations des services municipaux qui augmenteront en moyenne de 2% en 2012. Vous avez été augmenté de 2%, vous, depuis le début de l’année ? Nous, pas !

Questions diverses : nous en avions deux, une pour chacun(e) d’entre nous. Une seule n’a été manif-18-10-07-3.jpgacceptée par le maitre de cérémonie. La faim, sans doute, à plus de 22 heures… le bus 310 et la RATP attendront, comme ce fut le cas pendant quelques mois !

Nous l’avons évoqué en plantant le décor de ce début de conseil. Du point de vue du maire et de son 1er adjoint, la livraison de la nouvelle bourse du travail ne doit être que la livraison d’une maison des syndicats sous convention particulière avec chaque organisation. Exit, l’histoire du mouvement ouvrier et ses traditions d’organisation collective des bourses du travail. Il sera plus simple de rompre une convention avec une organisation qui poserait problème. Foin d’une association des syndicats qui gérerait la bourse du travail. On veut contrôler NOTRE maison des syndicats…Estrosi et la droite en rêvent à Nice et ailleurs, Noisy le Grand le fait ! Alors, les larmes de la déception coulent sur les joues des deux comparses… Sont très déçus de l’attitude des syndicats après les efforts faits en leur faveur. Heureusement, le syndicat local FO a signé ! Manque de pot, l’union départementale FO est signataire du tract ci-dessous en format PDF.

Tract

Ainsi va la vie à Noisy le Grand, capitale de l’Est Parisien.

A la revoyure et vivement la gauche

Etienne Doussain

Véronique Jacquet

Conseillers municipaux « Noisy Solidaire, à gauche vraiment ! »

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 14:33

C'est Place Pompidou...

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 10:00

Cherchez le député sortant ...grâce à inégalités.fr

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il vaut mieux le dire ...

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Parlons d'avenir, à gauche ...

 

« Il est urgent d’accueillir aux côtés des partis constitutifs du Front de gauche tous ceux qui souhaitent être partie prenante de la construction de ce grand mouvement populaire. » Par Janette Habel, Pierre Khalfa et Evelyne Sire-Marin, membres du Conseil national de campagne du Front de gauche.

Nous avons participé avec enthousiasme à la campagne du Front de gauche, sans être militants d'aucun des partis qui le composent et nous voulons prolonger ce combat, alors que la défaite de Nicolas Sarkozy ouvre une nouvelle période politique. Par son mode bonapartiste de gouvernement, sa course effrénée derrière le Front national, sa volonté de remettre en cause les fondements même des compromis sociaux issus de la seconde guerre mondiale, le Président sortant représentait un danger pour la démocratie. Mais la victoire de François Hollande, si elle ouvre bien des perspectives nouvelles, est loin de permettre de résoudre les problèmes que cette élection a mis en évidence, alors que le fort pourcentage de Marine Le Pen montre qu’une partie de l'électorat populaire croit trouver dans la xénophobie du Front national une solution à ses problèmes sociaux et à ses angoisses.

« L’austérité peut ne plus être une fatalité », a dit François Hollande le soir de son élection. Si l'on doit lui donner acte de cette affirmation, il faut cependant se rappeler que le programme du nouveau Président reste entaché par les dogmes du néolibéralisme qui ont partout mené à la catastrophe. Ainsi en est-il de sa volonté d’arriver à un équilibre budgétaire en 2017, qui l'obligera à couper massivement dans les dépenses publiques si la réforme de la fiscalité se révèle être a minima. Vouloir à tout prix réduire les déficits publics en période de stagnation économique n’aura pour effet paradoxal que de les accroître. Pourquoi d’ailleurs vouloir renégocier le Pacte budgétaire Merkel-Sarkozy si c’est pour en appliquer la principale disposition, l’exigence de l’équilibre budgétaire ? Et pourquoi ne pas soumettre ce traité à un référendum ?

Le programme défendu par le Front de gauche avait l’ambition de répondre à un enjeu majeur, celui de sortir la France de l’emprise des marchés financiers pour amorcer un nouveau mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux, la réduction des inégalités et le respect des impératifs écologiques. La dynamique populaire qui s’est manifestée durant sa campagne a été le signe que ce programme de lutte contre les politiques néolibérales entrait en résonance avec des préoccupations profondes de nos concitoyens. Donné à moins de 5 % au début de la campagne électorale, Jean-Luc Mélenchon termine à plus de 11 % des suffrages malgré l'intense pression du vote utile. Pour celles et ceux qui veulent, à gauche, transformer la société, une nouvelle force politique a émergé qui peut avoir comme ambition de devenir majoritaire à gauche dans l’avenir. Il importe que les élections législatives à venir confirment et amplifient ce mouvement.

Deux questions doivent être cependant traitées pour que le processus prometteur de la campagne présidentielle ne s’enlise pas. La première concerne le rapport au gouvernement et l’orientation politique future du Front de gauche. Le Front de gauche doit clairement indiquer qu’il a vocation à gouverner et qu'il n'est pas simplement une force de protestation. Il doit cependant se poser la question de savoir si, eu égard au programme du Président et du rapport de forces qui est sorti des élections, la présence de ministres issus de son sein peut l’infléchir significativement. En l'état actuel, le Front de gauche ne peut participer au gouvernement. Il doit garder toute son indépendance.

Politique d'austérité ou politique de priorité à l’emploi et au partage des richesses ? Le budget 2013 sera décisif pour en juger. Mais la réponse dépendra aussi de notre propre capacité à faire prévaloir les solutions dont nous sommes porteurs. Le Front de gauche devra peser sur les orientations du gouvernement en s'appuyant sur les mobilisations sociales. Mais en tout état de cause il devra refuser un budget d’austérité. En revanche il devra soutenir toute mesure permettant de libérer le pays de l’emprise des marchés financiers, de contribuer à la transition écologique, de promouvoir les droits, l’égalité entre les hommes et les femmes, de renforcer les services publics et d’améliorer les rapports de forces des salariés vis-à-vis du patronat.

La seconde question  concerne la structuration du Front de gauche, qui doit dépasser sa forme actuelle de cartel électoral car il a su créer une dynamique de rassemblement, au delà des partis qui l'ont fondé. Non seulement, il regroupe en son sein, fait historique à gauche, des organisations très diverses par leur histoire et leur culture politique, mais il a été capable d'attirer dans la campagne électorale des milliers de personnes qui n’appartiennent à aucune de ses composantes, comme c'est le cas des signataires de cette tribune. Il importe de conforter cette double dynamique. Il faut donc permettre l'adhésion individuelle directe au Front de gauche, pour faire vivre et grandir l'espérance citoyenne qu'il a fait naître.

Nous proposons donc dans un premier temps de transformer les « assemblées citoyennes » et les différents regroupements qui ont participé à la campagne en comités du Front de gauche, regroupant les adhérents des organisations et les non encartés. Il est urgent d’accueillir aux côtés des partis constitutifs du Front de gauche tous ceux qui souhaitent être partie prenante de la construction de ce grand mouvement populaire. Il faudra ensuite réfléchir sur leur représentation au niveau national. Au-delà, dès cet été, il faut organiser une initiative politique commune à toutes les composantes du Front de gauche pour tirer les leçons de son expérience unitaire et pour penser son avenir.

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 10:51

Le peuple grec a commencé à reprendre son destin en main

Il y a 2 500 ans, les Grecs ont fait franchir à l'humanité, du moins en Occident, un pas considérable dans la voie de l'émancipation. Pour la première fois, des êtres humains affirment que les lois qui les gouvernent sont issues, non d'une source extérieure (Dieu, les dieux, les ancêtres, la tradition), mais d'eux-mêmes, et qu'ils peuvent être à l'origine des lois qui les gouvernent. Ils découvrent donc que, loin d'être intangibles, les lois peuvent être changées, mieux même, qu'ils peuvent les changer. De cette affirmation fondamentale, allait naître l'idée de démocratie et la philosophie. Héraclite est ainsi le premier philosophe retenu par l'histoire à affirmer la capacité universelle de tous les êtres humains d'accéder à la vérité et Protagoras, qui vécut à l'apogée de la démocratie athénienne, en fonde intellectuellement la légitimité : il n'y a pas de science en politique et tout être humain peut, face aux experts, trancher les questions proprement politiques.

En quoi ce rappel nous est-il utile pour comprendre ce qui se joue actuellement en Grèce ? Lors des dernières élections législatives, le peuple grec a rejeté le Mémorandum, c'est-à-dire les orientations imposées par la "Troïka", Commission européenne, Banque centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire international (FMI). Ces orientations sont non seulement socialement destructrices, la société grecque se décompose chaque jour davantage, mais elles sont économiquement absurdes. Année après année, la récession s'approfondit faisant s'accroître dette et déficit public que les politiques d'austérité de la Troïka étaient censées réduire. Avec ce vote, les Grecs sont en train de mettre de nouveau en œuvre ce que leurs ancêtres avaient découvert : face à ce qui était présenté comme inexorable, ils ont décidé par eux-mêmes. Le peuple grec a commencé à reprendre son destin en main.

Jadis, Xerxès, roi des Perses, avait voulu punir les Grecs de leur insolence pour s'être révoltés contre sa domination. Aujourd'hui, la réaction de la plupart des dirigeants européens le rappelle étrangement. Des mesures de rétorsion ont immédiatement suivi le résultat des élections. Le FMI a remis à plus tard une nouvelle tranche de prêt à la Grèce, d'un montant de 1,6 milliard d'euros, qui devait être versée fin mai et l'agence de notation Fitch a abaissé les notes de long terme de la dette d'Athènes. L'annonce de nouvelles élections législatives pour le 17 juin a suscité des déclarations menaçantes. Le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, a ainsi déclaré à propos du Mémorandum : "C'est un programme d'aide préparé de façon très minutieuse, et on ne peut pas le renégocier." La directrice générale du FMI, Christine Lagarde a renchéri : "Si les engagements n'étaient pas tenus, il y a des révisions appropriées à faire."

Le résultat des élections législatives du 17 juin sera donc décisif. Evidemment d'abord pour les Grecs eux-mêmes. Pour la première fois, une alternative politique réelle peut voir le jour dans une Grèce dominée historiquement par une alternance entre deux partis jumeaux, la Nouvelle démocratie et le Pasok, qui tous deux, ont accepté le diktat de la Troïka. Cette alternative est portée par Syrisa, formation de gauche, ne voulant pas sortir de l'euro, diabolisée car refusant les combines post-élections et les ultimatums visant à faire accepter la paupérisation dramatique de la population grecque. Cette paupérisation et la décomposition de la société grecque ont d'ailleurs eu un effet redoutable, la percée électorale d'un groupuscule néonazi. Pour les Grecs, le choix se fera entre l'aggravation de la situation actuelle avec en ligne de mire une poursuite possible de la montée des néonazis et la rupture avec le néolibéralisme prônée par Syrisa.

Mais le résultat des élections grecques sera également décisif pour les peuples d'Europe. Si les Grecs choisissent de refuser le sort que les dirigeants européens et le FMI leur ont concocté, c'est tout l'édifice de l'austérité en Europe qui sera mis à mal. "Changement en Grèce, message à l'Europe toute entière", tel était le slogan de campagne de Syriza. Car la Grèce n'est que l'exemple le plus avancé d'une politique de saignée qui est aujourd'hui mis en oeuvre dans la plupart des pays européens. L'Europe s'enfonce doucement dans la récession. La pauvreté, la précarité et le chômage continuent partout de progresser.

L'invocation rituelle de la croissance ne peut être la réponse appropriée alors même que les politiques d'austérité ne sont nullement remises en cause. Ce n'est pas, au mieux, l'emploi des fonds structurels européens non utilisés et un accroissement limité des capacités de la Banque européenne d'investissement qui permettront de répondre aux besoins sociaux immenses et au défi de la transition écologique. Au pire, sous le vocable de croissance, se cache la volonté d'imposer des "réformes structurelles" visant à parachever la domination néolibérale. C'est dire que la rupture de la Grèce avec les politiques néolibérales aurait un impact qui dépasserait très largement ce pays. Comme il y a 2 500 ans, les Grecs ont une nouvelle bataille de Salamine devant eux, mais l'ennemi n'est plus à l'extérieur de l'Europe, mais en Europe même, car ce sont les classes dirigeantes européennes qu'il faut vaincre.

Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 17:30

Ayant provoqué, suscité, suggéré, fallait que je m'y attende, une autre réponse vient de me parvenir. Aussi, avec l'accord de son auteur, il est bien normal de publier...

 

Etienne Doussain

Cuga - Fédération pour une Aternative Sociale et Ecologique

 

Lettre-a-Etienne-Doussain.jpgAppel-local-TSCG-POI.jpg

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 09:56

Victime d'un moment d'humeur, non regretté encore aujourd'hui, j'ai du ouvrir, intentionnellement - que personne n'en doute - le champ à d'autres élucubrations que les miennes...

Il est pour le moins normal et nécessaire de publier ce qui répond à Elucubrations électorales…ou moment de fatigue

 

Etienne Doussain

Collectif pour Une Gauche Alternative,

membre de la Fédération pour une Alernative Sociale et Ecologique

Elucubrations, désaccords mineurs ou majeurs…

Nous avons lu la contribution de notre camarade Etienne Doussain, militant de la FASE, sur son incompréhension –et sa colère-  face au nombre de candidatures à gauche du PS pour ces élections législatives.

Nous ne polémiquerons pas sur les enjeux de la sortie de l’euro car nous pensons que cette question n’a aucun sens.

Et d’emblée, nous affirmons que nous sommes d’accord avec ce que notre camarade a écrit : l’enjeu pour de nombreuses organisations est de leur garantir un accès au financement des partis politiques. La notre n’y échappe pas.

Mais quitte à ouvrir un débat, autant aborder l’ensemble des questions qui nous sont posées (ce « nous » inclus pour nous tou(te)s les camarades qui ne se reconnaissent pas dans le social-libéralisme).

Nous poursuivons donc la réflexion ouverte en y ajoutant au moins trois points absents de la contribution « Elucubrations électorales… ou moment de fatigue ».

 

L’exemple par la Grèce :

 

Tout le monde fait le parallèle entre la situation grecque avec le succès de Syrisa et celui du Front de Gauche en France. Il est un écart majeur entre les deux pays, c’est l’état de la lutte des classes et l’ampleur des mobilisations sociales. Combien de grèves générales en France ces douze derniers mois ? Syrisa est l’expression politique d’un mouvement social d’une ampleur jamais égalée. En dehors des consultations électorales, les luttes continuent. Dans de très nombreux secteurs de l’économie grecque les travailleurs ont réquisitionnés leurs entreprises (les exemples les plus connus concernent le secteur hospitalier mais il y en a d’autres).

La crise sociale grecque n’a d’autre issue que de déboucher sur une crise institutionnelle (qu’elle soit ou non insurrectionnelle est un autre débat). Seul le maintien d’un haut niveau de combativité sociale permet aux travailleurs grecs d’envisager de mettre un terme aux attaques dictées par le FMI, la BCE et les banques privées. La démarche électorale s’articule et prend place dans ce processus global, ce n’est pas le cas en France. Et le débat n’est pas clos (ni clair) ici en France, pas uniquement au sein du NPA.

 

L’unité en France ?

 

Nos organisations n’ont effectivement pas besoin d’un programme commun pour s’unir. C’est le vieux principe du front unique ouvrier, défini par un grand révolutionnaire du début du XXème siècle. Au nom des intérêts défendus, sur tel ou tel point, avançons dans l’unité, nous en serons d’autant plus efficaces.

Et nous sommes d’accord sur ce point, il y a aussi urgence en France. Donc … ? Qu’attendre, la fin du cycle électoral pour se rencontrer et voir ce qu’ensemble nous pouvons faire ? C’est un peu risqué. Pourtant, c’est bien cette centralité du fait électoral qui a empêché d’autres initiatives.

Les organisations politiques ne sont pas en concurrence quand s’agit de défendre une cause commune. A titre d’exemple, avec les camarades de Lutte Ouvrière, organisation avec laquelle le NPA a de nombreux désaccords, nos sommes très régulièrement intervenus ensemble quand il s’agissait d’aller soutenir des travailleurs en lutte. Car l’enjeu était de soutenir et défendre les mobilisations, pas de promouvoir son organisation.

C’est cette démarche qu’il est urgent d’avoir en France. Un groupe parlementaire pèse-t-il plus sur l’avenir social que nos propres mobilisations ? L’expérience du PCF après sa participation aux gouvernements « de gauche » de la cinquième République peut laisser dubitatif celui ou celle qui y chercherait une valence positive entre les avancées sociales acquises et le nombre de couleuvres avalées.

Plus près de nous, il est une seule région où les organisations regroupées dans le Front de Gauche ne cogèrent pas avec le PS… le Limousin

 

Parlementarisme et mobilisations sociales :

 

L’élection de F. Hollande ne marque pas la fin d’un cycle. Les crises politiques et économiques qui secouent le pays sont encore devant nous. Le pire pourrait se produire : explosion de la droite bourgeoise libérale entre ceux qui resteraient républicains et ceux qui chercheraient avant tout à rester au pouvoir, essor de l’extrême devant l’incapacité du mouvement social (dans toutes ses composantes) à prendre les devant pour proposer un plan de mobilisation sociale pour se battre contre, non pas la crise, qui est celle d’un système, mais ses conséquences pour le monde du travail. Cette question sera toujours d’actualité dans trois semaines et nous laissons à ceux qui veulent encore y croire qu’un groupe à l’assemblée y changerait quelque chose. Nous n’irions pas jusqu’à penser que face aux dangers certains seraient toujours prêts à une union de toutes les gauche, ou à « prendre leurs responsabilités ».

N’oublions pas une fois de plus de regarder l’Histoire. Quelles ont été les avancées sociales des 150 dernières années « lachées » en dehors des luttes. Mai 36 s’est fait sous la contrainte des usines occupées, tout comme mai 68. Et n’oublions pas que le programme du CNR est issu de la Résistance. Pour une partie de celle-ci la lutte militaire se menait contre la barbarie capitaliste dont le nazisme était l’aboutissement ultime.

Ce qu’il nous faut conquérir, sans attendre d’y être contraints, c’est cette combativité grecque, québécoise, espagnole… qui nous fait pour l’instant défaut. Il est de notre responsabilité de nous unir pour y parvenir. Déclarations communes, organisation d’une manifestation nationale d’ici la fin juin, campagne nationale sur l’annulation de la dette… Qu’attend le Front de Gauche pour nous les proposer ? Nous en serons !

Nous avons trop de respect pour nos camarades de la FASE, de Lutte Ouvrière ou du Front de Gauche pour laisser penser que les différences de stratégies seraient des incantations et non des désaccords – à dépasser ! – encore subsistant dans le débat d’orientation.

Pour notre part, nous restons convaincus que l’émancipation sociale ne sortira pas d’un hémicycle mais de l’union de tous les travailleurs et de leurs organisations. Nous sommes partie prenante de l’unité systématique, sans exclusive, car l’enjeu est de réussir la construction de mobilisations et non de servir sa « chapelle ».

 

C’est ce qu’il reste à faire. En poursuivant, fraternellement, le débat pour avancer ensemble et éclairer ce qui continue à faire divergence.

 

Yves « Zap », militant du NPA, section de Noisy le Grand

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 10:31

Démonstration remarquable d'une mécanique implacable... L'expérience vient de loin !

 

Prenez votre temps...

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 18:00

 

Un petit emprunt utile à la réflexion ... 

Le site, c'est  en cliquant la : ReSPUBLICA

 

Syriza, la conscience de la Grèce

Mercredi 16 mai 2012

 

Après la percée de Syriza, la coalition de la gauche radicale, aux dernières élections législatives grecques (voir notre analyse sur les résultats des élections en Grèce), nous voilà repartis comme prévu pour de nouvelles élections en juin 2012. Nous avons montré dans cet autre article que la gauche de gauche (celle qui est en rupture avec les politiques néolibérales, c’est-à-dire Syriza et KKE) pouvait déjà « empocher » le bonus de 50 députés donné à celui arrivé en tête de la consultation, à la place de la droite néolibérale (ND, Nouvelle démocratie), soit un écart de 100 députés entre les deux lignes contradictoires au profit de la gauche de gauche. Mais le KKE (parti communiste néo-stalinien), qui ne veut s’allier avec personne, a permis que ce bonus aille à la droite néolibérale. Il reste donc au peuple grec à donner à Syriza les 3 % supplémentaires lui permettant d’« empocher » seule le bonus du premier parti. Ce n’est pas insurmontable. 
Aujourd’hui, à Respublica, nous sommes tous des Grecs soutenant Syriza ! C’est aujourd’hui, sur le plan politique, la pointe avancée de la gauche de gauche en Europe. Mais honte au KKE, ce parti qui ne veut débattre avec personne ! Comme l’a fait le PCUS dans les années 20, il préfère favoriser la droite au pouvoir que de participer à une alliance de la gauche de gauche. Sur son site, il qualifie Syriza de gauche opportuniste alors que ce collectif a une position de rupture envers les politiques néolibérales de droite et de gauche. Le KKE, comme certains groupuscules en France, considère qu’il peut seul conduire à la victoire et ne discutera donc pas avec Syriza qui affirme qu’on ne peut sortir de l’euro demain matin sans le rapport des forces nécessaire.
Sur la question de la sortie de l’euro, le KKE, comme certains groupuscules en France, crée une prééminence alors que l’alternative ne peut être que globale, sans prééminence. D’autant que la sortie à froid de l’euro, outre qu’elle demande un rapport des forces impossible actuellement, aurait des conséquences immédiates pour le peuple difficille qu’un gouvernement de gauche de gauche pourrait dificilement assumer. Cette solution est un mirage, mais le statu quo est une impasse.
Devant la réalité de la construction européenne, il n’y a pas d’autre solution que d’avancer avec un modèle politique et culturel alternatif et global en engageant au sein de la zone euro (et non en dehors) une ligne gauche de gauche opposée aux néolibéraux de droite comme de gauche. Cette stratégie doit être multiforme et, notamment, pratiquer des formes de désobéissance : d’une part menacer de refuser de voter des décisions qui demandent l’unanimité des Etats et d’autre part faire adopter par le parlement national une loi organique (ou une modification de la Constitution) qui déclare les décisions nationales supérieures dans la hiérarchie des normes aux décisions de l’Union européenne. Cela permettrait permettrait que l’Etat puisse donner des directives à sa banque centrale, par exemple de financer la bonne dette de son Etat à un taux inférieur à 1 % au lieu de financer les banques privées à but lucratif pour les actionnaires.
Revenons à Syriza. Cette force politique de la gauche de gauche non seulement à une ligne anticapitaliste intransigeante contre les politiques d’austérité, mais compte en plus rompre avec la dépossession des citoyens et des salariés que le modèle politique néolibéral a organisé. Il faut bien sûr comprendre que le capitalisme n’est pas seulement lié à l’exploitation salariale mais aussi aux formes de domination qui organisent la dépossession des citoyens et des salariés par la privatisation, le recul des droits sociaux, la marchandisation de la nature, la fiscalité antiredistributive et les « cadeaux » qui l’accompagnent, la prolétarisation de masse, l’absence de liaison avec les mouvements laïques, féministes, antiracistes, etc. C’est parce qu’il faut articuler la lutte contre l’exploitation mais aussi contre les phénomènes de domination et de dépossession que le modèle politique de la république sociale est crédible. Comme l’ont dit récemment Cédric Durand (Paris XIII) et Razmig Keucheyan (Paris 4) « nul axe ne peut être subordonné à un autre et tous participent de la résistance à la logique du système. La construction d’un projet politique commun suppose de penser l’articulation de ces combats. »
Alors que pour la presse people et les “bobos” des couches moyennes supérieures, la seule actualité grecque est l’entrée des néonazis dans le Parlement grec, nous disons ici que le meilleur antidote à la droite et à l’extrême droite, c’est le développement de la gauche de gauche en lieu et place des partis néolibéraux de droite et de gauche. Car on ne traite pas un problème sans agir sur ses causes. Laissons la presse people et les “bobos” des couches moyennes supérieures déclarer qu’ils vont s’attaquer aux conséquences. Nous, nous appelons à agir sur les causes de la triple crise et de la poussée d’extrême droite. C’est facile, ce sont les mêmes!
Vive Syriza, vive la révolution citoyenne et républicaine, pour l’alliance des couches populaires et des couches moyennes intermédiaires !

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 16:35

La rapide lecture de l’édition de Seine-Saint-Denis du Parisien, samedi dernier s’est révélée assez indigeste !

On pouvait penser que l’élection présidentielle avait permis de mettre les pendules à l’heure des urgences mais visiblement, la logique institutionnelle de la Vème République semble encore, sinon la plus forte, avoir de l’influence.

Pourquoi ? Mais tout simplement parce que le score électoral des formations politiques à l’élection législative conditionne le financement public futur des dites formations, au moins lorsqu’elles sont reconnues sur l’échiquier politique, le tout pour les 5 ans à venir qui nous sépareront de la prochaine échéance…

Un euro, par ci, un euro par-là, les mêmes multipliés par le nombre de suffrages obtenus, cela peut justifier l’éclosion des candidatures dans toutes les circonscriptions de France et de Navarre !

Alors, ce n’est donc pas le projet politique qui compte ? Alors, ce n’est pas seulement les désaccords – à la marge dans de nombreux cas – qui sont en cause ? Des problèmes d’égo ? La peur de ne pas être reconnu ? La peur de ne plus exister ?

Vaste question pour qui candidate dans un moment où, à gauche du PS au moins, se pose comme jamais depuis 30 ans, la nécessité de faire front commun pour agir sur le réel que l’on prétend nous imposer…

Ainsi donc, la 3ème circonscription, parmi tant d’autres, ne comptera pas moins de 4 candidatures de désunion à la gauche de celle du député sortant socialiste dont chacun s’accorde – chez les mêmes d’ailleurs – que l’on peut mieux faire que lui…

Front de Gauche, NPA, POI, Lutte Ouvrière, et en avant la musique d’un rapport de force inutile et stérile alors même que l’on a jamais eu autant besoin d’unité populaire sans complaisance pour autant – pour agir dans le nouveau paysage politique issu de la présidentielle.

Mais, moi, attention, je veux sortir de l’Euro, de Lisbonne et de Maastricht ; oui, mais moi, je pense que seules les luttes – soutenues bien entendu par de vrais communistes – permettront de faire évoluer le rapport de force ; oui, mais moi, je n’ai pas confiance dans ceux qui se coulent dans les institutions et qui, en fait, sont comme ceux qu’ils prétendent combattre, etc…, le tout de l’argumentation des uns et des autres, sans dogmatisme, aucun…, sauf celui d’en rire jaune.  

Autant d’argument, bien sûr recevables, mais en deçà des enjeux de la période… A croire que la nécessité urgente d’infléchir réellement la politique européenne qui matraque, pour l’instant, les Grecs ou, encore d’imposer une réelle lutte contre le chômage et la précarité et, enfin, de renvoyer à la poubelle de l’histoire la tentation xénophobe et autoritaire qui s’est emparée de trop nombreux citoyens européens inquiets… ne sont finalement pas le plus important du moment !

Non, le plus important, c’est de se compter, chacun chez soi, jusqu’au ridicule !

1% par ci, 1% par-là, il sera beau, le score de la gauche radicale, malgré l’embellie possible du score à deux chiffres du Front de Gauche !  

Le combat de l’union ne vaut que s’il est mené, or dans la circonstance, rien n’aura été tenté sérieusement… Même pas d’en discuter alors même que le résultat du 1er tour de la présidentielle a bien montré en quoi l’unité d’un front populaire à construire était attendue dans le pays.

Cerise sur le gâteau de la désillusion partisane, les 14 candidats à Henin Beaumont – youpi, tout va bien – montrent bien les dégâts possibles d’une union indispensable, autre que le rassemblement autour du PS…

Vous me direz, le 1er tour d’une élection, cela sert à se compter ! C’est vrai, question d’urgence toutefois en politique … et de réel rapport de force pour un avenir moins sombre. D’autant plus qu’on ne demande à personne de se déjuger, de disparaitre ou de se taire ! Simplement d’apprécier – plutôt que la chapelle – ce que commande la situation politique … On peut ne pas penser que cette dernière ne trouvera pas de solutions efficaces à l’aune d’un groupe parlementaire de la gauche radicale à l’assemblée nationale où le PS et les Verts n’auraient pas la majorité institutionnelle, mais à ne pas l’essayer, l’on n’apporte pas plus la preuve d’une autre efficacité, sauf celle d’un grand soir incantatoire.

Pourtant, l’un n’exclut pas l’autre, non ?

On peut discuter des institutions, discuter des mandats électoraux, des candidats, du cumul, de la rotation et de la révocation des élus mais pour cela faut-il encore que soient créée les conditions pour peser dans le débat ?

Désolé de répandre un peu de fiel, il est des jours comme cela, le dimanche surtout …

Etienne Doussain

Conseiller municipal « Noisy solidaire, à gauche vraiment ! »

Militant FASE

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