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Pourquoi ?

Le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" se veut être, à la fois, un espace de contribution au débat politique dans la ville, le canton, la circonscription et, à la fois, la marque de l'expression autonome de ce regroupement unitaire.
Seront mis en ligne nos comptes rendus du Conseil Municipal, des articles et les prises de position des organisations et des citoyen-nes qui participent à l'activité de NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT (Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative - membre d'Ensemble -, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, militants de la France Insoumise).
Pourront être mis en ligne toutes contributions utiles au débat démocratique et à l'action politique dans notre ville, sous la responsabilité de leurs auteurs, bien entendu, et sous réserve du respect évident des Personnes.
Les propos diffamatoires, ceux mettant en cause la vie privé de chacun(e) ou les insultes ne sont pas recevables.
C'est avec un réel plaisir que seront relayées toutes les informations utiles à la ville, le canton ou la circonscription, utiles à la démocratie participative et utiles pour la construction d'une alternative politique qui change concrètement la vie ! 

Bon Blog
Pour "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !"

Etienne Doussain 

 

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C'est avec un grand plaisir que nous vous accueillons sur le blog "On a le droit de voir rouge", le blog de "NOISY SOLIDAIRE - A GAUCHE VRAIMENT !" Si notre information vous convient, n'hésitez pas, afin d'être prévenu régulièrement de la parution de nouveaux articles :

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Contact "Noisy Solidaire, à gauche vraiment !"

onaledroitdevoirrouge@orange.fr

15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 10:00

vignette HUMA

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 17:46

 

www.fondation-copernic.org

Les expulsions atteignent des niveaux records. Les allocations logement ont diminué de 240 millions d’euros l’an passé. Les impayés se multiplient. L’hébergement d’urgence est sinistré.

Jamais les loyers n’ont été si onéreux. Et pourtant, il existe en France 2,12 millions de logement vides.

Cette situation n’est plus tolérable. Il faut en finir avec le scandale du logement cher, qui finit par devenir, aux yeux de beaucoup, comme une irrémédiable fatalité, alors qu’il s’agit, chaque fois, de drames humains. Des solutions existent, qui n’attendent que d’être appliquées.

Pour débattre ensemble, avec toute la gauche, les associations et les syndicats,  la Fondation Copernic et Droit Au Logement vous invitent à un

Grand meeting unitaire

"SE LOGER, ON FAIT COMMENT ?"
le MERCREDI 21 SEPTEMBRE 2011, de 19h à 21h
Salle Jean Dame
17 rue Léopold Bellan,

75002 PARIS
M° Sentier


Avec, notamment :
Jean-Baptiste EYRAUD (DAL), Marie-Noelle LIENEMAN (ancienne ministre du logement, Parti Socialiste), Augustin LEGRAND (Europe-Ecologie/Les Verts), Eric COQUEREL (secrétaire national du Parti de Gauche), Ian BROSSAT (président du groupe communiste au Conseil de Paris), Maxime BESSELIÈVRE (Direction nationale du NPA), Willy PELLETIER (coordinateur général de la Fondation Copernic), des syndicalistes, des représentant-e-s associatifs et des représentant-e-s des familles sans-logis en lutte pour l’hébergement d’urgence.

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 17:20

 

Point de vue | LEMONDE.FR | 12.09.11

SORTIR DU PIÈGE DE LA DETTE


par Pierre KHALFA, co-président de la fondation Copernic 

Le gouvernement vient d’annoncer un plan d’austérité basé sur plus de 10 milliards d’économies. Il prolonge les mesures déjà engagées comme par exemple le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Que ce plan soit fortement inéquitable n’est pas pour surprendre de la part d’un gouvernement qui a fait de la protection des riches sa boussole principale. Au-delà de son caractère socialement inacceptable, cette orientation, mise en œuvre par tous les pays européens, est économiquement stupide. Dans une Europe économiquement intégrée, dans laquelle les clients des uns sont les fournisseurs des autres, l’austérité généralisée est porteuse d’une logique récessive qui est déjà en route et qui touchera tous les pays. Une spirale absurde est en train de se mettre en place : pour réduire les déficits, les gouvernements mettent en œuvre des plans d’austérité drastique, ceux-ci vitrifient l’activité économique, ce qui réduit les recettes fiscales… et accroît les déficits, justifiant ainsi de nouveaux tours de vis qui aggraveront encore la situation.

Sortir de ce piège suppose d’abord de traiter la question de la dette. La crise financière et la récession qui a suivi ont évidemment joué leur rôle dans l’accroissement des déficits (perte de recettes fiscales, dépenses supplémentaires avec les plans de relance et le sauvetage des banques). Ainsi, le déficit public de la France est passé entre 2007 et 2009 de 2,7% à 7,5% du PIB et sa dette publique de 63,8% à 77,6% du PIB. Il s’agit donc de savoir si la petite minorité de dominants qui, par son avidité, a été responsable de la crise va en faire les frais ou si le coût de la crise va être supporté par la grande majorité de la population. Le choix des plans d’austérité montre que les gouvernements ont choisi la seconde solution.

Cependant, la dette ne date pas de la crise financière. Avant celle-ci, son accroissement est dû essentiellement aux cadeaux fiscaux fait aux ménages les plus riches et aux entreprises, notamment les plus grandes. Le rapport d’information, que le député UMP Gilles Carrez a établi en juillet 2010 dans le cadre du débat d’orientation budgétaire, donne des éléments qui permettent d’évaluer l’impact de "dix années de pertes de recettes non compensées". On a ainsi pu calculer, qu’en l’absence des cadeaux fiscaux, le déficit budgétaire n’aurait été que en de 3,3% en 2009 au lieu de 7,5%, la France connaissant même, dans ce cadre, un léger excédent budgétaire en 2006, 2007 et 2008. Paul Champsaur et Jean-Philippe Cotis dans le Rapport sur la situation des finances publiques d’avril 2010 font une analyse similaire: "En l’absence de baisses de prélèvements, la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd’hui qu’elle ne l’est en réalité, générant ainsi une économie annuelle de charges d’intérêts de 0,5 point de PIB."

Une logique imparable s’est donc mise progressivement en place. Les ménages les plus riches bénéficient d’allègements fiscaux conséquents que ce soit en matière d’impôt sur le revenu, d’une imposition moindre de leur patrimoine et des revenus de ce dernier. Ils dégagent ainsi des liquidités qu’ils peuvent prêter à l’État qui en a justement besoin à cause de ces allègements fiscaux et qui leur verse une rétribution pour cela. Ils touchent un double "dividende" : moins d’impôt et plus de rente. La dette est donc fondamentalement inacceptable car elle représente un transfert financier de la grande masse de la population vers les plus riches. C’est la grande masse des contribuables qui, à travers la fiscalité, paye la charge de la dette et c’est elle qui en subit les conséquences avec la réduction des dépenses publiques.

L’accroissement de la dette publique repose sur le fait que les États sont obligés d’emprunter sur les marchés financiers. Mais pourquoi donc doivent-ils s’endetter sur les marchés financiers ? En France, une réforme de la Banque de France a été votée en 1973 sous l’impulsion de Valéry Giscard d’Estaing, ministre des finances de Georges Pompidou. Cette réforme a interdit au Trésor public d’emprunter directement à la Banque de France à des taux d’intérêt nuls ou très faibles. La Banque de France ne peut donc plus financer par de la création monétaire les déficits publics. Le gouvernement français a été dès lors obligé de faire appel aux marchés financiers, c’est-à-dire à des banques privées, et ce à des taux d’intérêt relativement élevés. Cette disposition a été reprise intégralement dans les traités européens qui interdisent à Banque centrale européenne (BCE) de financer les États membres. Nous sommes donc dans une situation hallucinante dans laquelle les banques privées se refinancent à un taux dérisoire auprès de la BCE et prêtent aux États à des taux nettement supérieurs voire carrément usuraires. Les États et l’Union européenne se sont ainsi mis volontairement sous l’emprise des marchés financiers.

La dette est donc triplement illégitime : elle est le produit des cadeaux fiscaux fait aux dominants, de la crise financière dont ils sont responsables et du recours aux marchés financiers auxquels ils participent. Sortir de la situation actuelle suppose d’abord d’annuler au moins partiellement les dettes publiques en Europe, un audit citoyen de la dette publique devant déterminer la fraction de la dette à annuler et les acteurs concernés par cette annulation. Il faut ensuite une autre politique monétaire. En particulier la BCE et les banques centrales nationales doivent pouvoir, sous contrôle démocratique, financer les États et les politiques publiques européennes afin de sortir de l’emprise des marchés financiers. Il faut enfin une réforme fiscale d’ampleur qui redonne des marges de manœuvres à l’action publique. Il s’agit fondamentalement de repenser radicalement la construction européenne en mettant fin à des politiques d’austérité injustes et inefficaces et en mettant en œuvre des politiques économiques et sociales au service des populations. S’il ne veut pas retomber dans les ornières qui ont amené la droite au pouvoir, ce sont de telles orientations qu’un futur gouvernement de gauche devrait commencer à mettre en œuvre en France et qu’il devrait porter au niveau européen. Mais une telle rupture ne pourra s’effectuer que si les peuples s’en mêlent et imposent par leurs mobilisations ces réponses nouvelles à la crise.

Pierre KHALFA est aussi représentant de l’Union syndicale Solidaires au Conseil économique, social et environnemental, coauteur du livre Attac, Le piège de la dette, Éditions Les liens qui libèrent.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 22:52

pochoir2_pms500.jpgNous y sommes. Le six septembre dernier, le Commissaire enquêteur a rendu un avis favorable sur le projet de Plan Local d'Urbanisme (PLU). On se rappellera utilement que le premier avait été annulé par le Tribunal administratif.

Sans avoir encore à ce jour communication de l'ensemble du rapport, ses conclusions sont loin d'être aussi favorables puisqu'elles sont assorties de fortes réserves, dont la moindre est une invitation au dialogue et à la consultation des habitants des quartiers concernés par les projets municipaux afin de sortir - le Commissaire enquêteur a voulu être attentif à cette dimension tristement noiséenne - de la logique d'affrontement qui a prévalu jusqu'à ce jour. 

Grand bien lui en a pris !

A-t-il su qu'au moment même de la fin de l'enquête publique ou à quelques jours près, le maire relançait le processus de création de ZAC pour les Bas Heurts, en pleine période de vacances, et sans, bien entendu, la moindre consultation locale ?

On lira à ce sujet sur son blog, l'article documenté de l'association des habitants des Bas Heurts Cliquez sur le lien.

Y aurait-il "tromperie sur la marchandise", Monsieur le Commissaire enquêteur ? Tout porte à croire, en effet, que le maire de notre bonne ville n'a cure de vos bonnes préconisations et de votre souci de prendre en compte la pluralité des points de vue...

Rien qui ne nous étonne, en fait !

Pas de déception pour autant en ce qui nous concerne, cet avis favorable assorti de ses nombreuses réserves est aussi un point d'appui pour les tenants d'une ville ...à taille humaine.

Nous ne manquerons pas d'en tenir compte et de le rappeler car nous ne doutons pas que l'autosatisfaction sera le lot de la majorité municipale lors du prochain conseil.

Pourtant il n'est pas certain, vraiment pas certain, que celle-ci puisse se réjouir des conclusions de M. Cabrita ! 

 

Etienne Doussain Conseiller municipal "Noisy solidaire, à gauche vraiment !"

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 10:00

Ce n'est pas que "l'affaire" DSK nous passionne (Quelle afffaire ?), mais devant le tombereau de commentaires douteux, l'avalanche médiatique qui aurait voulu fabriquer les opinions, ce livre est le bienvenue pour poser, comme on dit, les termes du véritable débat tant les mots sont importants.

 

C'est chez Syllespse.

 

DSK.jpg

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 16:35

Tel quel sur le site de la ville :

 

Pose de la première pierre à la Maison des syndicats

Lundi 12 septembre à 18 h, Michel Pajon, député-maire, posera symboliquement la première pierre du bâtiment qui accueillera, au 10 rue Rouget-de-Lisle, la future Maison des syndicats. Les syndicats devraient y prendre leurs quartiers au premier trimestre 2012.

Ce nouvel équipement de 200 m2 créé par la Ville permettra d’améliorer les conditions de travail des différents syndicats et l’accueil des visiteurs. Les 25 000 salariés travaillant sur le territoire ainsi que les retraités pourront y trouver conseils et accompagnement pour régler tout problème en lien avec leur activité professionnelle.

Conçu par le service Études et Projets de la Ville, le bâtiment, construit de plain-pied, affiche deux ambitions : le confort des utilisateurs et l’approche environnementale. L’abondance de la lumière naturelle (puits de lumière dans le couloir central, importance des surfaces vitrées), le système de chauffage par pompe à chaleur et l’isolation extérieure contribueront à diminuer la facture énergétique. À l’extérieur, la récupération des eaux pluviales dans un bassin enterré permettra d’alimenter en eau l’écrin de verdure créé par le service des Espaces verts.

La Maison des syndicats est un lieu de ressources essentiel pour les salariés (ou retraités) confrontés à des difficultés avec leur employeur, dans lequel ils peuvent trouver conseils et accompagnement. Ce nouvel équipement, créé en remplacement de locaux vieillissants rue de la Malnoue, représente un investissement de 450 000 euros (hors acquisition du terrain), couvert à 45 % par des subventions régionales.

 

On espère vivement que la représentativité de toutes les organisations syndicales a été prise en compte pour la future distribution des locaux. Il serait dommage que la Maison des syndicats soit sousdimensionnée par rapport aux besoins ! 

Pour autant, s'il faut saluer l'investissement de 247 500 euros (subvention régionale défalquée) et l'acquisition préalable du terrain, nous dirons que dans une ville où le montant des préemptions annuelles s'élève de 10 à 12 millions d'euros en moyenne, le coût de ce nouveau local reste très raisonnable. C'est le moins que l'on puisse dire !

Mais ne crachons pas dans la soupe, d'autres communes, de droite souvent, ont eu la mauvaise idée de fermer ou d'interdire l'usage des bourses du travail lorsqu'elles étaient dans des locaux municipaux...

Alors, nous irons à la pose de la première pierre et nous nous féliciterons du futur bilan énergétique de la Maison noiséenne des syndicats.

 

Sylvie Monnin et Etienne Doussain

Conseillers municipaux "Noisy solidaire, A gauche vraiment !"

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 19:24

Pendant que d'autres, les médias à l'appui, se vautrent dans l'indécence du retour d'un "grand dirigeant"...de ce monde (entendu hier soir sur Fr3 !!!), fort heureusement, il en est qui continuent de gamberger sur l'avenir.

 

cerisestitre_Page_1.jpg y participe... C'est dans le numéro 113.

cerises113_Page_1.jpgcerises113_Page_2.jpgcerises113_Page_3.jpgcerises113_Page_4.jpgcerises113_Page_5.jpg

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 19:12

Bien sur, l'information va sembler dépasser. L'heure est aux primaires du PS, aux banques donc hâtons nous d'oublier (et d'oublier aussi qu'il y a un candidat du Front de Gauche) !!!

Pour autant, nous, nous considérons que ces deux déclarations ne doivent pas passer inaperçues. Elles sont d'ailleurs à l'honneur du journal l'Humanité qui comprendra qu'on s'en fasse l'écho modestement.

 

Politique-  le 24 et le 25 Août 2011

 

Clémentine Autain. « Il y aura un avant et un après l’affaire DSK »

Animatrice de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase).

Quelle est votre réaction à la décision d’abandonner les poursuites pénales contre DSK ?

Clémentine Autain. C’est une mauvaise nouvelle car, quelle que soit la réalité des faits, justice ne sera pas faite. Si DSK est innocent, le soupçon subsiste. Si Nafissatou Diallo a dit vrai, un viol reste impuni. Les raisons de cet abandon tiennent pour l’essentiel aux mécanismes judiciaires américains. Je craignais depuis le départ que nous ne sachions jamais ce qu’il s’est réellement passé dans la suite new-yorkaise. Le viol est un crime difficile à établir car les preuves matérielles font généralement défaut. C’est souvent parole contre parole. Même si la relation sexuelle est avérée, il n’est pas facile de prouver le non-consentement de la victime. C’est l’une des raisons pour lesquelles de nombreuses femmes violées ne portent pas plainte. Or, il y a infiniment plus de violeurs qui dorment tranquilles que de femmes qui déposent plainte pour un viol imaginaire.

Comment réagissez-vous aux commentaires au sein de la gauche, particulièrement du PS ?

Clémentine Autain. Je ne comprends pas cette communion de soulagement validant l’idée d’un DSK blanchi par la justice. Depuis le début de l’affaire, la plupart des leaders socialistes ont réagi avec deux poids deux mesures. Ils ont d’abord défendu l’homme, l’ami, le camarade, sans avoir de mots pour la plaignante. Ils n’ont pas, ou très peu, trouvé les mots pour contribuer à envoyer un message contre les violences faites aux femmes. Notre responsabilité était de savoir dépasser le cas précis de DSK, dont seulement deux protagonistes connaissent la réalité, pour prendre en considération ce dont il était question : le viol. Si le féminisme imprégnait sérieusement ce grand parti politique, les commentaires de ses principaux dirigeants auraient été d’une tout autre teneur. Cette séquence aura révélé un impensé ou un mal-pensé au PS sur la domination masculine, ses ressorts, son ampleur, ses modes de reproduction.

Cette décision peut-elle créer en France un retournement de situation sur le regard que porte la société sur les violences à l’égard des femmes ?

Clémentine Autain. Je ne veux pas le croire. Il y aura un avant et un après l’affaire DSK parce qu’une chape de plomb s’est soulevée. Les violences faites aux femmes sont sorties du tabou. Au bureau, entre amis, en famille, nous avons parlé du viol et du machisme. Bien sûr, la contre-offensive s’est fait entendre. La confrontation politique est ouverte. C’est infiniment mieux que de tenir les violences faites aux femmes et le sexisme à distance du social et du politique, dans le pré carré de la vie privée et de l’intime.

Entretien réalisé par Mina Kaci

 

DSK. Marie-George Buffet : « une mauvaise nouvelle »

 

Marie-George Buffet, députée (PCF), a qualifié de « mauvaise nouvelle pour la justice » et « pour les femmes » le très probable abandon des poursuites pénales contre Dominique Strauss-Kahn. Car, rappelle-t-elle, « la vérité n’est pas dite, ni pour le présumé innocent ni pour la présumée victime ». Dans un communiqué, l’élue de Seine-Saint-Denis, qui avait permis que la loi-cadre sur les violences à l’égard des femmes soit discutée à l’Assemblée nationale, écrit : « La décision du procureur fait courir de grands risques au droit des femmes en revenant au temps où les victimes de viol étaient a priori coupables, au temps où le viol n’était pas considéré comme un crime. » L’ancienne secrétaire nationale du PCF conclut en soulignant que « la vigilance s’impose pour que le refus de faire passer la justice aux États-Unis ne donne pas des ailes en France aux pourfendeurs d’une justice implacable envers les violences – sexuelles ou non – à l’encontre des femmes ».

 
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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 16:23

Ce sondage a déjà quelques mois mais il garde son intérêt.

Mrs Sarkozy, Fillon, Copé, Trichet, Baroso et bien d'autres vont nous expliquer les vertus de la soi disante règle d'or pour nous expliquer, après, pourquoi il faut casser les services publics...

Alors quand un sondage dit clairement ce qu'en pensent les citoyens, on aurait tort de s'en priver!

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 17:15

Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 € par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 € et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 € dans huit jours et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 € l’unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.

Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.

Voyant sa note en passe d’être dégradée et pris à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.

Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois. Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ? Que ferez-vous ?

Pour nous retrouver tous sur la place du village, samedi 15 octobre 2011 (journée internationale des indignés), faites déjà passer cette histoire à votre voisin…

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